Faute de wagons à construire, ABRF Industries redoute une fermeture

Mois après mois, la holding AORF, spécialisée dans la construction et la réparation de wagons de fret, voit les chances de sa survie diminuer. Le tribunal de commerce d'Orléans (Loiret) a accordé au PDG Eric Vinassac un dernier délai courant jusqu'au 30 avril.

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Faute de wagons à construire, ABRF Industries redoute une fermeture

Cela fait quatre ans que l'actionnaire majoritaire, Jean-Luc Remondeau, arrivé en 1993 aux commandes de l'entreprise ABRF Industries à Châteaubriant (Loire-Atlantique), tire la sonnette d'alarme. Faute de commandes, en particulier de la SNCF et de ses filiales, la PME de 139 salariés a vu au fil des mois son chiffre d'affaires et ses effectifs fondre, situation ayant pour corollaire une augmentation très importante de son passif qui s'élève aujourd'hui à 18 millions d'euros. De son côté, SDH, qui compte 110 salariés, société sœur acquise en 2003 et implantée à Saint-Denis-de l'Hôtel (Loiret), affiche un passif de 6 millions d'euros.

Il y a deux ans, Eric Vinassac, président de Bernard Krief Capital, cabinet parisien spécialisé dans "l’accompagnement des entreprises en situation difficile et l'assistance à leur redressement", est appelé à la rescousse. Sa mission : inscrire la holding AORF (qui englobe ABRF et SDH) "dans un projet plus global de structuration de la filière fret à moyen terme", idée défendue depuis des années par Jean-Luc Remondeau. Mais la stratégie ne fait pas long feu face à l'absence de volonté politique et ce, en dépit des recommandations d'une commission d'enquête parlementaire. Egalement explorée, la piste d'une cession n'aboutit pas non plus malgré des contacts avec l'Indien Tantia et le Russe Uralvagonzavod.

Lors de l'audience au tribunal le 12 février, Eric Vinassac a indiqué aux juges n'avoir aucun repreneur en vue. La date butoir du 30 avril correspond à la charge de travail en cours. Pour Laurent Halet, délégué FO, "ça chauffe" d'autant que, difficulté supplémentaire, SDH manque de trésorerie. Elus et commissaire au redressement productif se disent mobilisés sur le dossier. La crainte de Laurent Halet est de voir un seul des deux sites s'en sortir et, à ce petit jeu, SDH dispose de meilleurs atouts, notamment en raison de sa situation géographique centrale, au sud de Paris et à proximité de grands « hubs » ferroviaires.

Jacques Le Brigand
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