Faute de repreneur, Petroplus tire le rideau

Mardi 16 avril en fin de matinée, le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) n'a retenu aucune des offres proposées pour la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne. La direction du groupe a annoncé la cessation définitive d'activité de la raffinerie. Arnaud Montebourg et Michel Sapin garantissent des solutions de reclassement aux salariés.

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Faute de repreneur, Petroplus tire le rideau

Actualisé à 15h00 : La direction du groupe Petroplus a annoncé la cessation définitive d'activité de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime). La procédure de licenciement collectif des salariés sera déclenchée "dans les jours prochains" a précisé la direction.

Dans un communiqué, les ministres du Travail et du Redressement productif, MM. Michel Sapin et Arnaud Montebourg, ont pris "acte de la décision" de Petroplus et rendent "hommage aux salariés". Ils assurent avoir "mobilisé tous les moyens possibles pour trouver de potentiels repreneurs qui n'ont malheureusement pas pu assurer une nouvelle vie à la raffinerie. Rien n’aurait été pire qu’une solution précaire." Les deux ministres garantissent "qu'une centaine de reclassements sera proposée" aux salariés dans des entreprises de la branche pétrolière. Quant au site industriel, une mission sera mise en place pour "sécuriser ses installations et travailler à son repositionnement".

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Quelle que soit l'issue, les salariés de Petroplus ont assuré vouloir continuer "le combat", mais là, le coup est sévère. Mardi 16 avril, "le tribunal de commerce de Rouen a déclaré n'avoir validé aucune offre de reprise" de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a déclaré l'avocat du comité d'entreprise, Me Jean-Marie Valentin. "Les repreneurs n'ont pas été en mesure de lever l'ensemble des ambiguïtés, l'ensemble des doutes qui résidaient dans leurs offres" a-t-il ajouté.

Le président du groupe libyen Muruzk Oil s'est dit "déçu" en sortant du tribunal en fin de matinée. Face à la presse, Mabrouck Jomode Elie Getty, a affirmé avoir "respecté les choses de A à Z. On nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et un avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus. Si la France ne veut pas je choisis l'Allemagne".

Des candidats surprises "sans contenu réel"

L'offre du Panaméen NetOil, déposée également le 2 avril, n'a pas été retenue non plus.

L'intersyndicale avait demandé de son côté que toutes les offres présentées aux administrateurs judiciaires soient examinées. Elle incluait les candidats "surprise", le luxembourgeois GTSA et le Hongkongais Oceanmed Seasky System Limited, dont les dossiers étaient incomplets ou "sans contenu réel", selon le tribunal.

Le repreneur aurait dû investir entre 400 et 500 millions d'euros pour remettre à niveau le site qui nécessite 15 millions d'euros de pétrole brut par jour pour fonctionner.

18 mois d'incertitude

Après plus de 18 mois d'incertitudes, dix offres de reprise plus ou moins solides déposées par des entreprises et huit poursuites d'activité, les 470 salariés de la raffinerie, en liquidation judiciaire depuis octobre, demandent désormais à l'Etat de "prendre ses responsabilités pour préserver cette industrie".

Des représentants syndicaux ont appelé à nationaliser le raffinage en France.

Une centaine de salariés pourrait être reclassés dans d'autres raffineries de la vallée de la Seine.

Timothée L'Angevin

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