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Quotidien des Usines

Faurecia prend la tête de l'échappement

Publié le

En discussion depuis le printemps dernier, Faurecia a conclu le rachat de l'américain Emcon Technologies (ex-Arvin Industrie). Avec 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 6 000 employés dans 19 pays, Emcon est à ce jour le numéro 3 mondial de l'échappement. Regroupés, les deux équipementiers affichent un chiffre d'affaires 2008 de 5,2 milliards d'euros dans ce domaine et détrônent l'actuel leader, Tenneco (2,6 milliards d'euros). Faurecia profitera de l'accord pour entrer sur le marché du véhicule industriel et pour renforcer ses positions en Europe et en Amérique du Sud.

Fragilisé par la crise, le français ne pouvait pas se permettre de sortir du cash. Avec l'accord de PSA, son principal actionnaire, l'acquisition sera donc exclusivement financée par l'émission de 20,9 millions d'actions Faurecia au profit du fonds One Equity Partners, propriétaire d'Emcon, qui détiendra ainsi 19 % du français. S'appuyant sur les réglementations environnementales de plus en plus sévères, et donc une activité croissante pour la nouvelle entité, l'américain espère rentabiliser son investissement dès 2011. Faurecia annonce ainsi qu'une ligne complète d'échappement représentera, en 2020, de 5 à 6 % du prix de revient d'une voiture, contre 3 à 4 % aujourd'hui. Le nouveau pôle « Faurecia Emissions Control Technologies » pourra s'appuyer sur 1 460 ingénieurs et sur un budget de R et D cumulé de 125 millions d'euros. Faurecia attend annuellement 60 millions d'euros de synergies sur les achats et l'organisation administrative et industrielle. Yann Delabrière, le PDG du groupe, s'est voulu, d'emblée, rassurant pour l'Hexagone : « Emcon n'ayant aucune implantation en France, les sites français ne seront pas touchés. » Les perspectives sont, en revanche, moins optimistes pour l'Allemagne, l'Amérique du Nord ou l'Espagne, où certaines usines doublonnent. « Nous commencerons dès janvier les négociations avec les syndicats. Rien n'est figé, mais l'objectif est de profiter au plus tôt des possibilités de rationalisation industrielle. »

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