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Quotidien des Usines

Faurecia conclut le rachat de deux usines de Sora Composites

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L’équipementier français gagne de nouvelles compétences dans les composites en reprenant deux unités de Sora Composites. Ce dernier est parvenu à un accord avec ses financiers et ses clients, mais son usine de Pouancé (Maine-et-Loire) sera fermée.

Faurecia conclut le rachat de deux usines de Sora Composites

Faurecia entérine l’acquisition des activités automobiles du groupe mayennais Sora Composites. Les deux usines concernées sont les usines Sotira 41 de Theillay (Loir-et-Cher) et Sotira 35 à Saint-Méloir des Ondes (Ille-et-Vilaine). Le siège opérationnel est basé à Changé (Mayenne). Ces unités réalisent un chiffre d’affaires d'environ 70 millions d'euros avec 500 personnes. Elles produisent des pièces de carrosserie et des pièces de structure pour des constructeurs automobiles généralistes (Renault et PSA Peugeot Citroën) et « premium » (Aston Martin, Audi, Lotus et McLaren Automotive).

Faurecia décrit là une étape importante dans son développement dans les plastiques composites, "technologie qui va connaître une forte croissance dans les années à venir", indique le groupe. "Le renforcement des normes environnementales implique un fort allègement des véhicules et appelle à la généralisation de nouveaux matériaux permettant de réduire leur poids."

L’objectif de Faurecia est de porter ces matériaux innovants vers la production de pièces automobiles de grande série. A cette fin, le groupe a mis en place des partenariats de R&D avec le Fraunhofer Institut de Karlsruhe, le Centre d'études sur les matériaux composites avancés pour les transports (Cemcat), l’école d’ingénieurs Estaca, à Laval et l’école Centrale de Nantes (chaire de composites).

Cette acquisition est possible depuis l'homologation, le 20 juillet, de l'accord de conciliation proposé par Sora Composites, par les tribunaux de commerce de Laval et d’Angers. Ce plan a été conclu au terme de sept mois de négociations réunissant le conciliateur, Régis Valliot, Faurecia, les banques, des clients (dont PSA et Renault) et le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles qui avait investi 9 millions d'euros au capital de Sora Composites en septembre 2009.

Selon des sources internes, ce plan a été possible au prix d'abandons de créances et d'une revalorisation des prix (12 à 16 % selon les constructeurs). Les protagonistes ont également accepté le principe de primes de départ supra-légales pour les salariés du site de Pouancé, dans le Maine-et-Loire (204 salariés), qui doit être fermé cette année.

Précédemment, le groupe avait cédé son usine de Chambéry (Savoie) au groupe ardéchois Mecelec. SPPP, la filiale peinture de Sora Composites qui comprend 210 salariés à Saint-Berthevin (Mayenne) et sa filiale slovaque doivent être reprises par Jean-Romain Py, fils de Jean Py, le PDG actuel du groupe.

La famille conserve le site de Meslay-de-Maine (185 salariés) en Mayenne, lequel se recentre sur les activités non-automobile du groupe (camion, machinisme agricole). En interne, on s'inquiète cependant de voir ce site tourner à 50 % de son activité habituelle.

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