L'Usine Auto

Faurecia annonce du changement à la tête de l'entreprise

, ,

Publié le

L’équipementier automobile français a annoncé que les fonctions de Président du conseil d’administration et de directeur général seraient séparées à compter du 1er juillet 2016. Yann Delabrière, l’actuel PDG de Faurecia, sera secondé sur les fonctions exécutives par Patrick Koller, l’actuel directeur général délégué, avant de céder sa place de Président en fin d’année.

Faurecia annonce du changement à la tête de l'entreprise

Yann Delabrière va prendre progressivement du recul vis-à-vis de ses fonctions de PDG du groupe Faurecia. Son deuxième et dernier mandat arrive à son terme en mai 2017, mais il abandonnera ses fonctions exécutives dès cet été. L’ancien directeur financier de PSA, arrivé à la tête de l’équipementier en 2007, peut partir avec le sentiment du travail accompli, tant il est parvenu à assainir les finances du groupe.

Faurecia, créé en 1997, avait accumulé les dettes jusqu’en 2006. Yann Delabrière a travaillé sur la diversification du portefeuille clients, sur le développement à l’international, et plus récemment sur la vente de la division carrosserie extérieure. Le groupe s’est recentré sur les trois activités sur lesquelles il est leader (sièges, systèmes d’intérieurs et technologies de contrôle des émissions). A cela s’ajoute bien sûr la gestion de la crise qui a touché durement l’équipementier en 2009. "Faurecia est maintenant bien positionné pour tirer parti de sa dimension mondiale, de ses solides relations clients et de son offre technologique exceptionnelle", se félicite le PDG.

Président pour quelques mois seulement

Résultat de ces dix années de restructuration, Yann Delabrière a annoncé début 2016 que le groupe était parvenu à réduire une grande partie de sa dette. Le temps semble venu pour le patron de passer la main, puisque le conseil d’administration du groupe vient d’annoncer la séparation des fonctions de Président et de directeur général.

A partir du 1er juillet de cette année, Yann Delabrière cèdera ses fonctions exécutives pour devenir Président du conseil d’administration. Mais pas pour longtemps, car il devrait céder son siège en cours d’année à Michel de Rosen (l’actuel Président d’Eutelsat) selon les informations du magazine Challenges.

Le poste de directeur général de Faurecia échoit assez naturellement à Patrick Koller, qui occupe la fonction de directeur général délégué en charge des opérations depuis février 2015. A ce titre, il a piloté la réorganisation industrielle du groupe et contribué aux bons résultats de 2015 sur la partie excellence opérationnelle.

La bourse inquiète des résultats du premier trimestre

Ce vendredi 15 avril, le titre de Faurecia a perdu plus de 4 % de sa valeur à la Bourse de Paris. Les marchés voient-ils d’un mauvais œil le départ annoncé du PDG qui a assaini le groupe ? Il semblerait plutôt que ce mouvement boursier soit dû aux résultats du premier trimestre 2016, que Faurecia a présenté hier matin. Si les chiffres de ventes progressent au niveau mondial, à +4,4 % par rapport au premier trimestre 2015, les analystes semblent s’inquiéter de la baisse des résultats en Chine et aux Etats-Unis.

En Chine, l’équipementier a vu son chiffre d’affaires diminuer de 2 % sur un marché en hausse de 4 %. Il s’explique en avançant le fait que cette croissance a été captée davantage par les constructeurs locaux que par les joint-venture internationales. Mais Faurecia affirme avoir augmenté de 31 % ses ventes aux constructeurs chinois sur la période, afin de pérenniser sa présence dans le pays.

Aux Etats-Unis, enfin, la baisse de 1,4 % du chiffre d’affaires peut étonner sur un marché en croissance de 5 %. Mais elle s’explique par le fait que le groupe Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé brutalement l’arrêt de production de sa Chrysler 200. Faurecia a été pris par surprise, mais il s’agit là d’un évènement exogène que les autres équipementiers de FCA ont eu à subir de la même manière.

Au final, malgré ces résultats en demi-teinte en Chine et aux Etats-Unis, pas de quoi remettre en cause la stratégie du groupe. Rien que sur le premier trimestre de l’année, Faurecia a continué à augmenter sa présence chez de grands constructeurs comme BMW (+57 % de ventes en Europe) ou l’Alliance Renault-Nissan (+24 % en Europe et +9 % aux Etats-Unis).

Frédéric Parisot

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte