Fast & Furious 7, le choc des cultures automobiles

Le dernier épisode du film à grosses cylindrées et courses clandestines Fast & Furious présente une vision très américaine de l’automobile. Les Dodge et Chevrolet sont invincibles, les marques européennes ne tiennent pas la route et la Nissan GT-R est une voiture de héros. L’industrie automobile américaine a bel et bien la santé.

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Fast & Furious 7, le choc des cultures automobiles

Fast & Furious 7, dernier épisode des aventures asphaltées de Dominic Toretto (Vin Diesel) et Brian O'Conner (Paul Walker) fait déjà la course en tête à peine sortie en salle. Plus de 400 millions de dollars de recettes ont déjà été enregistrées dans le monde entier après seulement 10 jours sur les écrans. Derrière les cascades en voiture depuis un avion militaire et les rivières de billets de banque se niche une vision toute hollywoodienne de l'automobile, une géopolitique des voitures qui déchirent... et des autres. En résumé, les "muscle cars" dominent le monde, les japonaises sont tolérées et les allemandes, anglaises et consorts ne tiennent pas, mais alors PAS du tout, la route. Et sont conduites par les méchants. Toujours.

Un exemple : sans spoiler la trame dramatique du film, Dominic Toretto se retrouve par deux fois en duel avec Deckard Shaw (Jason Statham, guest star et méchant de ce dernier épisode). Chacun dans leur voiture, pied au plancher, ils se percutent frontalement. Par deux fois, la "muscle car" de Vin Diesel sort victorieuse de ce tournoi de chevaliers modernes. La Maserati Quattroporte puis l'Aston Martin de Shaw terminent, elles, aplaties comme deux crêpes. A se demander pourquoi Philippe Lellouche dans l’émission Top Gear France aime autant les Aston. C'est clairement une voiture de looser.

En règle générale, pendant les 2h20 du film, la muscle car (interprétée surtout par la Dodge Charger) domine : elle peut sauter en parachute, voler dans la forêt, plonger dans un précipice... Seule cette dernière aventure la stoppe (comprenez la réduit en une sculpture de César) et encore sa cellule de survie reste intacte, laissant vivant Dominic Toretto après une chute de 800 mètres de haut... et permettant l'heure qui reste au film.

US Quality

Selon les relevés du magazine américain Business insider, Dodge est la marque qui passe le plus de temps à l’image, devant Chevrolet. Et des marques comme Plymouth, filiale de Chrysler, éteinte au début des années 2000, ont aussi de beaux rôles. L'automobile américaine c'est du solide, du massif, du bruyant. Pas comme les Mercedes Classe S et autres GLK des méchants qui finissent dans un ravin ou sur le toit à la moindre escarmouche, ou l'Audi R8 dont le moteur casse à 2500 tours. Pour la qualité allemande, on repassera ...

Idem pour les Japonaises. Paul Walker ne roule que dans des Nissan ou Toyota surgonflées, elles ne peuvent donc pas être totalement nulles. La GT-R bleue nuit du héros brille même à l'acmé du combat final. Mais elle ne résiste pas à un tir de missile depuis un hélicoptère. Il faut alors aller chercher une Ford Mustang pour sauver l'une des héroïnes. A croire que les constructeurs japonais en rajoutent un peu sur la fiabilité de leurs modèles. Ils baratineraient presque comme les Italiens.

Ferrari, Lamborghini ou l’Alfa Romeo 4C font aussi partie du casting mais là aussi, en quantité négligeable. Seul Ludacris (Tej dans le film) passe beaucoup de temps dans un bolide rouge au cheval cabré... A peine Vin, Paul et leurs copains acceptent-ils de rouler avec une Bugatti Veyron (fabriquée en France, dans l’usine alsacienne de Molsheim) dans le désert de Dubaï. De toute façon, ces supercars sont surtout propriété de méchants émirs très riches. Et pour attaquer Jason Statham, Vin, Paul et les autres reviennent à l'authentique : un bon vieux GMC Escalade des familles (et des forces spéciales US). L'auto américaine il n'y a que ça de vrai !

Aucun doute donc, en sortant de Fast & Furious 7 : l'automobile américaine domine le monde. Les autres constructeurs essaient de rivaliser, en vain. Certain n'existent même pas, comme VW ou Tesla ou Hyundai ou Renault...

Dommage. Vu le nombre de voitures détruites pendant le tournage, ça aurait fait tourner davantage leurs usines.

Pauline Ducamp

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