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Fanuc, des robots intelligents

Publié le

Si les bras robotisés ont de nombreuses qualités, l’intelligence n’est pas leur fort. Derrière toutes leurs opérations, il faut un technicien pour programmer chaque mouvement, chaque trajectoire. Mais de nouvelles générations d’outils leur permettent de gagner en autonomie et en précision. Fanuc, géant de la robotique industrielle, applique en interne toutes les solutions qui figurent à son catalogue. Dans son usine d’Oshino-Mura, au Japon, les pièces sont fabriquées par des robots qui se pilotent tout seuls, ou presque. Le bras LRM200iD, chargé des opérations d’ébavurage notamment, regroupe tout ce qui se fait de mieux en matière d’intelligence embarquée. La tâche qui lui incombe est des plus complexes. Il s’agit d’ébavurer des pièces de fonderie qui sortent d’usinage, sachant que certaines d’entre elles sont uniques, et que toutes arrivent sans ordre prédéfini et selon des orientations différentes.

Pour saisir les éléments à usiner, le robot dispose d’une caméra hybride : un capteur de vision sert à identifier la position de la pièce, et un laser mesure la distance à laquelle elle se trouve (indispensable pour fermer les mâchoires de la pince au bon moment). Ensuite, le robot la place sur un support d’usinage universel et la caméra lui permet alors de détecter l’arête à ébavurer. Elle utilise un algorithme de traitement d’image qui différencie les parties brutes de fonderie des parties usinées. C’est là que le calculateur interne de la machine-outil entre vraiment en action. À partir de la forme de l’arête détectée par la caméra, le robot va générer la trajectoire à suivre lors de l’ébavurage.

"C’est une grande avancée en matière de robotique, confirme Nicolas Couche, chef produits chez Fanuc. Avec cette technologie, le temps de programmation est complètement annulé et les gains sont énormes." Mais ce n’est pas fini. Si la trajectoire calculée automatiquement fait gagner du temps, elle ne garantit pas pour autant des pièces conformes. Quelle que soit la résolution de la caméra, l’image capturée présente forcément des parasites qui peuvent être pris à tort pour des bavures. Ainsi, pour que l’ébavurage soit bon du premier coup et pour que l’on n’envoie pas de pièces au rebut, le bras-robot dispose d’un capteur d’efforts trois axes. "Ce dernier compense les erreurs de la caméra et corrige les petites erreurs de trajectoire. Si la bavure est plus importante que prévu, il est capable d’indiquer au robot de refaire plusieurs passes, poursuit Nicolas Couche. C’est une sécurité, car nous ne voulons pas abîmer ces pièces qui coûtent cher. Depuis trois ans environ que nous appliquons ces technologies en interne, nous avons pratiquement éliminé tous les rebuts en production."

F. P.

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