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Family Business : une famille à deux têtes chez SEB

Arnaud Dumas , , ,

Publié le , mis à jour le 10/06/2014 À 19H18

Family Business : une famille à deux têtes chez SEB
La famille au complet, lors du salon de l’aéronautique, au Bourget en 2013.

La concorde des actionnaires familiaux oblige-t-elle forcément de parler d’une seule et même voix ? Non, ont répondu les descendants d’Antoine Lescure, le fondateur du groupe SEB. En 2005, une partie dissidente de Venelle Investissement, le holding patrimonial historique réunissant les actionnaires familiaux, a décidé de créer une seconde structure. "C’est parti d’un constat simple : la famille était déconnectée de l’entreprise car plus personne n’y travaillait excepté le PDG (Thierry de la Tour d’Artaise, ndlr), confie Sarah Chauleur, l’administratrice du groupe SEB et membre de Fédéractive. Nous voulions une politique d’actionnaires visible, nous communiquons donc sur notre vote."

Mais scission ne signifie pas guerre de tranchées. "Ce n’est pas une famille qui s’est divisée, ce sont deux projets différents qui se sont affirmés", insiste Sarah Chauleur. Pascal Girardot, le président de Fédéractive, confirme : "Les associés de Venelle Investissement et ceux de Fédéractive sont toujours liés par une action de concert déclarée à l’Autorité des marchés financiers. Nous avons organisé l’actionnaire en deux projets, avec un dénominateur commun qui est le contrôle du groupe."

Donner du sens

Alors que Venelle Investissement (20,02 % du capital et 27,49 % des droits de vote) demeure un holding traditionnel, Fédéractive (23,41 % du capital et 31,81 % des droits de vote) veut professionnaliser les actionnaires en les informant sur l’entreprise et sur son écosystème. Une lettre d’information publiée régulièrement permet de maintenir le lien. Des réunions annuelles de formation au monde de l’entreprise destinées aux jeunes permettent à ces derniers de mieux connaître la vie des affaires.

Le tout, avec une forte volonté de coller aux thématiques du développement durable. "Être actionnaire ne doit pas se résumer à encaisser un dividende tous les ans. Il faut donner du sens à ce que l’on fait, soutient Sarah Chauleur. Le fait que les salariés soient bien dans l’entreprise, que le groupe pollue le moins possible…, ce sont des valeurs fédératrices."

Arnaud Dumas

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