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Family Business : Daher, le bon élève

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Publié le , mis à jour le 10/06/2014 À 19H20

Family Business : Daher, le bon élève
Le holding familial Fédéractive organise des journées pour informer les jeunes actionnaires de SEB.
© seb

Une famille, ça se travaille. Surtout quand elle compte 500 membres, dont près de 300 sont actionnaires de l’entreprise familiale. Patrick Daher l’a très vite compris à son arrivée à la tête du groupe aéronautique éponyme, en 1991. "Nous passions de la troisième à la quatrième génération, tant au niveau de l’actionnariat que de la direction, et la cinquième n’était pas loin derrière, se rappelle-t-il. D’une vingtaine d’actionnaires, nous allions nous retrouver à beaucoup plus ! Au même moment, l’entreprise connaissait des difficultés et devait réinventer son modèle pour devenir un vrai industriel."

Ces trois chantiers de taille, l’arrière-petit-fils de Paul Daher a décidé de les résoudre en mettant en place une gouvernance familiale à trois étages. D’abord un holding opérationnel (Compagnie Daher), réunissant des administrateurs familiaux et des administrateurs extérieurs capables de contribuer différemment à la stratégie de l’entreprise. Ensuite un holding patrimonial (Sogemarco Daher), regroupant tous les actionnaires familiaux, et dont l’objet consiste à définir les grandes orientations stratégiques et à protéger les intérêts du clan.

Dialogue obligatoire

Enfin, un niveau associatif, qui s’occupe de resserrer le nœud familial autour de l’entreprise : week-ends pour les 15-25 ans, visites d’usines, mais aussi solidarité intrafamiliale (bourses d’études…) et extra-familiale (aide aux malades en fin de vie…). Le tout assorti d’une trentaine de comités dans lesquels une soixantaine d’actionnaires participent aux décisions de l’entreprise. "Ce système est extraordinairement efficace, s’enthousiasme Patrick Daher. Chacun sait ce sur quoi il doit se prononcer." Ainsi, en 2009, le groupe Daher décide de faire entrer dans son capital, à hauteur de 20 %, le FSI et le fonds Aerofund.

"En quinze jours, la décision était prise, souligne le PDG. Nous avons réussi à obtenir l’accord de tout le monde grâce à ces systèmes de dialogues obligatoires." Les conflits sont-ils toujours évités ? "Nous ne sommes pas une famille de béni-oui-oui", tranche le patron pour qui les discussions permettent de désamorcer les conflits. Puis c’est la majorité qui l’emporte. "Chez nous, on ne cherche pas une majorité de 50 %, c’est plutôt une majorité de république bananière !"

Arnaud Dumas

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