FagorBrandt doit trouver 25 millions d’euros pour redémarrer sa production

Le fabricant d’électroménager qui s’est déclaré en cessation de paiement le 6 novembre, a besoin de 25 millions d’euros pour relancer la production dans ses quatre usines. Si les solutions possibles sont encore floues, les salariés comptent sur des aides bancaires et sur la trésorerie que possède encore FagorBrandt.

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FagorBrandt doit trouver 25 millions d’euros pour redémarrer sa production

25 à 30 millions d’euros. C’est la somme que Thierry Léonard, le directeur général de FagorBrandt estime nécessaire pour redémarrer la production dans les quatre usines du groupe en France, à l’arrêt depuis la mi-octobre. Si le tribunal de commerce de Nanterre accepte comme espéré la demande du groupe d’être placé en redressement judiciaire (qui devrait être déposée d’ici au 7 novembre au soir), les dettes du fabricant seront gelées, pour une courte durée. "Nous espérons obtenir une période d’observation d’au moins trois mois, le temps de trouver des solutions", a-t-il ajouté à la sortie du Comité central d’entreprise de Fagor-Brandt qui avait lieu le 6 novembre, au siège, à Rueil-Malmaison (Hauts de Seine).

Mais rien n’oblige le tribunal de commerce de Nanterre à choisir une mise en redressement judiciaire. La solution de la mise en liquidation directe apparait cependant peu probable, compte-tenu du carnet de commandes du groupe. Le bilan social serait par ailleurs très lourd en France, le groupe comptant plus de 2 000 salariés, hors intérimaires. La direction de FagorBrandt affirme avoir de nombreuses commandes en réserve, émanant de distributeurs, de l’ordre 82 millions d’euros à ce jour, dont 60 pour le seul marché français et plus de 20 millions d’euros pour l’exportation.

Pas d’espoir d’aides financières de l’Etat

Pour les représentants des salariés, la mise en cessation de paiement de FagorBrandt auprès du tribunal de commerce devrait permettre de trouver des solutions pour l’avenir du groupe. "Nous allons pouvoir remettre provisoirement nos créances à zéro pour faire repartir la machine", s’est réjoui Philippe Breger, délégué syndical de la CGT. "FagorBrandt est une entreprise viable, qui fabrique des appareils de qualité. Nous attendons que le gouvernement nous aide à réunir les fonds nécessaires pour relancer la production dans les usines", a-t-il souligné.

Reste à savoir comment FagorBrandt pourra trouver ces 25 à 30 millions d’euros qui lui serviront à payer des fournisseurs de matières premières (plastique, inox...) et relancer ses usines. Là-dessus, Thierry Léonard reste volontairement vague. "Nous sommes en cours de discussion pour trouver des solutions et identifier les usines qui pourraient redémarrer les premières", a-t-il précisé. Selon Florence Pillet, délégué syndicale de la CFTC, "FagorBrandt dispose d’un peu de trésorerie. Des banques pourraient aussi nous aider pour réunir la somme. Mais rien n’est à attendre financièrement de l’Etat", a-t-elle insisté.

Adrien Cahuzac

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