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L'Usine de l'Energie

Facenuke, le Facebook du nucléaire

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Greenpeace trace un grand schéma des relations des hommes et des femmes qui comptent dans l’atome en France, une façon pour l’ONG de dénoncer un lobby fermé.

Facenuke, le Facebook du nucléaire © greenpeace

Saviez-vous qu’Anne Lauvergeon, ex-présidente d’Areva, est liée au politologue Olivier Duhamel ? Qu’Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, a un contact direct avec Jean-François Cirelli, le directeur général de GDF Suez ? Que François Roussely, ex PDG d’EDF, connait l’économiste Elie Cohen ? Leur lien commun à tous : le nucléaire.

C’est du moins ce qu’il faut croire en observant l’important travail réalisé par Greenpeace pour construire Facenuke, une image dynamique du réseau social des hommes et des femmes impliquées dans le nucléaire français. En cliquant sur un nom, vous avez accès à la biographie du personnage (souvent la biographie Wikipedia) et la liste des personnes avec qui il est connecté.

Pour établir leur lien, Greenpeace explique s’être appuyé s sur des critères précis : "Un mandat actuel ou récent (environ cinq ans) dans un conseil d’administration, de surveillance, un poste de direction dans un grand groupe, la présence dans un centre de recherche, l’adhésion à une association ou encore un mandat dans une autorité de régulation, etc. ; un mandat passé significatif ; l’adhésion ou un mandat actuel dans une organisation politique ; l’adhésion ou un mandat passé à une organisation politique ; la formation".

Milieu fermé

Greenpeace ne prétend pas à l’exhaustivité. Selon l’association, d’autres liens auraient pu être mis en avant comme des relations financières, ou les contacts des élus locaux de territoires nucléarisés… Le but de Greenpeace à travers cet outil est de montrer que le nucléaire est un milieu fermé qui s’autoalimente et se reproduit à travers quelques grands groupes et institutions : Areva, Bouygues, l’Autorité de sureté nucléaire, Alstom, CEA…

Dans les faits, ce diagramme donne surtout  une impression de sur-foisonnement. Certains noms,  réellement éloignés de l’atome, ne semblent se  justifier que par la participation à des cercles d’intellectuels communs avec des grands patrons de la filière atomique française. Son intérêt est, toutefois, de rendre visible et lisible les grandes forces en présence dans le monde de l’atome, et les personnalités autour desquelles se tissent les réseaux.

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1 commentaire

Nom profil

19/04/2012 - 15h24 -

Je suis mis en cause dans cette compilation, en tant que Chercheur au CNRS et que membre de "Sauvons le Climat" (SLC). Cette dernière association est la bête nooire de Greenpeace (GP) parce qu'elle rappelle que le nucléaire fait partie des armes que nous avons pour combattre le réchauffement climatique. J'ai demandé à GP de voir mon nom retiré, comme le prévoit la loi, aucune réponse. Je trouve honteux que "L'usine nouvelle" et son journaliste Ludovic Dupin publie cette énonciation crapuleuse de GP d'un prétendu "Lobby nucléaire", qui vise à discréditer les efforts que fait SLC pour promouvoir des techniques efficaces et fondées scientifiquement et économiquement contre les GES. On trouve toutes informations sur ce sujet sur notre site: http://www.sauvonsleclimat.org/ en particulier un communiqué protestant contre les pratiques terroristes de GP.
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