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Facebook en Bourse représenterait-il un risque pour l'économie ?

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C'est ce que laisse entendre un des nombreux billets d'analyse publiés dans les médias américains. Facebook a vu sa capitalisation boursière dégringoler depuis son arrivée au Nasdaq vendredi dernier. L'action passant de 38 dollars à l'introduction pour baisser jusqu'à 31 dollars, le 22 mai au soir. Une baisse qui a de quoi alimenter les chroniques, des plus pessimistes aux plus indulgentes.

Facebook en Bourse représenterait-il un risque pour l'économie ? © pshab - Flickr - C.C.

Avec cette baisse de l'ordre de 18%, les investisseurs ont de quoi s'interroger sur les perspectives boursières du réseau social. A l'analyse purement financière vient s'ajouter l'analyse psychologique de cette entrée en Bourse, ses causes et ses effets. Le journaliste Jon Friedman du site MarketWatch s'est penché par exemple sur la raison pour laquelle "les Etats-Unis aiment le fiasco Facebook".

D'après lui, le public américain se réjouit de voir Wall Street, la Silicon Valley et les médias avoir tort. "Pour une fois, dit-il, c'est Main Street qui rira le dernier". Il définit le processus d'entrée en Bourse et de survalorisation de Facebook d'"arrogant" et considère la chute du réseau social comme une bonne leçon à retenir.

Reste à savoir qui porte la responsabilité d'un tel échec. C'est la question que se pose le journaliste Floyd Norris du New York Times. Il passe en revue les traders, Morgan Stanley, le Nasdaq, Facebook et Wall Street. Chacun semble avoir une part de responsabilité dans cette mésaventure. "Google s'est avéré être un excellent investissement", explique-t-il, "peut-être que Facebook donnera des résultats semblables. Mais pour l'instant, ceux qui ont investi dans le réseau sont les cibles des moqueries de leurs amis. Ce n'est pas une bonne façon de commencer en tant qu'entreprise cotée en Bourse".

Plus pessimiste, Paul B Farell sur MarketWatch s'interroge sur les conséquences d'une telle chute sur l'économie américaine. L'éditorialiste tire la sonnette d'alarme et va jusqu'à s'interroger sur l'éventualité d'une baisse de l'économie mondiale si les actions de Facebook n'arrivent pas à se redresser. D'après le journaliste, les investisseurs ont refusé de prendre en compte les signes avant-coureurs et il les met en garde contre le crash boursier qui pourrait leur tomber dessus. "Cela peut prendre des années" avant que le crash arrive, précise le journaliste, "mais oui, Facebook est un danger pour notre économie et l'économie mondiale".

Pourquoi ? Notamment parce que la sympathie et l’affection que l'on a tendance à attribuer à Facebook poussent les investisseurs à se voiler la face au lieu d’affronter la vérité : Facebook présente des risques énormes pour les marchés américains d'après l'analyse de Paul B Farell. "C'est la psychologie du déni", explique-t-il, "et c'est dangereux car Facebook pourrait déclancher une tempête".

Enfin, les journalistes Evelyn M. Rusli et Michael J. de la Merced se font moins alarmistes. Ils retracent pas à pas les erreurs des différents acteurs économiques qui ont conduit le célèbre réseau social au fiasco. "Le sort de Facebook n'est tout de même pas encore scellé", précise le journaliste, "plusieurs entreprises ont vécu des débuts difficiles en Bourse et on su se relever par la suite. Amazon.com en est un exemple". Analyse prémonitoire ? Ce 23 mai, le titre du réseau social le plus populaire a enregistré une hausse de 4,25% pour débuter la journée. Tout n'est pas forcément joué sur la timeline boursière de Facebook.

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