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"Face aux nouvelles menaces, il faut renforcer notre posture de défense", explique la députée Marie Récalde

Publié le

Vice-présidente du groupe d’études sur l’industrie de Défense à l’Assemblée nationale, la députée (PS) Marie Récalde revient sur les enjeux de l'Université d'été qui réunira, les 5 et 6 septembre, parlementaires, responsables des forces armées et industriels.

Face aux nouvelles menaces, il faut renforcer notre posture de défense, explique la députée Marie Récalde © @Assemblee nationale

 L'Usine Nouvelle.- Qu’attendez-vous de cette 14ème édition de l’Université d’été de la Défense ?

Marie Récalde.- Nous avons basculé dans un nouveau contexte avec une menace terroriste qui nous a déjà trop frappé sur le territoire national mais qui sévit aussi à l’international. Nous devons donc adapter notre réponse avec une approche globale et la certitude que le combat sera long et difficile. Le thème de cette édition "Préparer la guerre, conduire les opérations, gagner la paix" permettra de traiter ce nouveau contexte de crise. L’action militaire est décisive pour gagner une guerre, mais ce n’est que par une approche globale avant, pendant et après les combats que l’on peut espérer pérenniser la paix.

Craignez-vous les conséquences du Brexit pour les coopérations franco-britanniques dans le domaine militaire ? 

La coopération franco-britannique dans le domaine de la défense est solide. Le traité de Lancaster House n’est pas menacé par le Brexit. Même si la menace terroriste a récemment relancé l’ambition d’une défense européenne, aujourd’hui, nous en sommes loin. Il n’y a donc pas de conséquences directes sur l’opérationnel. Mais des opérations comme la mission Sophia en Méditerranée seront touchées. L'Union européenne devra compenser le retrait des forces britanniques pour conserver la même efficacité opérationnelle. Pour l’industrie de défense, le Brexit ne devrait pas remettre en cause les programmes d’armements déjà lancés entre nos deux pays. L’inquiétude est davantage pour des projets futurs qui devront s’inscrire dans une nouvelle forme de coopération qu’il va falloir inventer hors des facilités offertes par l’Union.

Etes-vous favorable à une augmentation du budget de la défense à 2 % du PIB ? 

Face aux nouveaux risques et menaces, à l'international mais aussi dorénavant sur notre territoire, il ne suffit pas de maintenir notre posture de défense, il faut la renforcer. J’ai préparé avec mon collègue Alain Marty un rapport parlementaire sur le maintien en condition opérationnel (MCO) qui est le levier d’action le plus concret et le plus direct en termes opérationnels. Par le passé le MCO a pu servir de variable d’ajustement budgétaire mais il est la clé de la disponibilité des matériels à l’extérieur de nos frontières comme en métropole. La quatrième recommandation que nous formulons dans ce rapport est "à terme, augmenter notre effort de défense pour approcher les 2 % du PIB ". N’oublions pas qu’au sommet de Newport, en septembre 2014, les pays de l’Otan se sont collectivement engagés à consacrer 2 % de leurs PIB nationaux respectifs à l’effort de défense, dont 20 % à l’investissement et à la recherche.

Faut-il soutenir les industriels de la Défense ? 

Bien sûr et les 165 000 emplois directs et indirects dans l’industrie de Défense devraient suffire à convaincre les plus sceptiques. L’industrie de Défense est l’un des rares secteurs à contribuer positivement à la balance commerciale de la France. La conquête des marchés étrangers est devenue une priorité pour les industriels qui ont enregistré des succès remarquables à l’export. L’appui diplomatique joue un rôle fondamental comme l’a montré la vente des sous-marins de DCNS à l’Australie. On a réussi à créer une véritable équipe de France export qui s’appuie sur la légitimité de la France mais surtout sur une implication résolue et déterminée de tous les acteurs, industriels et étatiques. Comme pour les autres filières d’excellence industrielle, l’articulation entre les grands groupes et le tissu de PME et d’ETI est essentielle. L’Etat s’est résolument engagé dans le soutien aux PME avec le Pacte Défense PME. 

Propos recueillis par Hassan MEDDAH

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