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L'Usine Energie

Elus et syndicats voudraient retarder la fermeture de Fessenheim

Sybille Aoudjhane , , ,

Publié le

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé que les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim (Haut-Rhin) seront les premiers à fermer à partir de 2020. Au grand dam des élus et syndicalistes du site. 

Elus et syndicats voudraient retarder la fermeture de Fessenheim
14 réacteurs de 900 mégawatts seront arrêtés entre 2020 et 2035, à commencer par ceux de Fessenheim (Haut-Rhin).
© L'Usine Nouvelle

Cette fois, la date de fermeture est prévue pour 2020. Emmanuel Macron a annoncé, mardi 27 novembre, que la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) fermerait d'ici deux ans. La présidente (DVD) du Conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, salue cette décision. "Ce nouveau report de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim laisse un peu plus de temps aux acteurs locaux pour construire un projet de territoire abouti et partagé par tous. Ce report doit permettre de conforter le dialogue franc et direct avec l’Etat pour que d’ici la fermeture, un vrai pacte avec des engagements réciproques, notamment budgétaires, soit conclu", indique-t-elle dans un communiqué.

"Une méthode trop rapide"

Contacté par L'Usine Nouvelle, le maire de Fessenheim, Claude Brender, critique le flou des annonces d'Emmanuel Macron. "Ce sont de belles intentions mais nous ne savons pas comment ce sera financé." Pour la CFDT-EDF, c’est une "aberration sociale, économique et industrielle". "C’est une méthode trop rapide de fermeture", ajoute le syndicat en notant que normalement seuls deux autorités sont habilitées à fermer une centrale : l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’exploitant (EDF). "Qu'un projet industriel naisse avant de confirmer la fermeture", estime le maire de la commune.

L’arrêt de la centrale semble un peu prématurée pour tirer profit du des investissements réalisés selon les syndicats. "L'annonce ne nous surprend pas outre mesure pour la tranche n°1, mais pour la tranche n°2 c'est un peu différent", relève Jean-Luc Cardoso, délégué CGT EDF-Fessenheim. Le syndicat précise que le second réacteur de la centrale dispose d'une autorisation de fonctionnement jusqu'à 2022. Selon la CGT, il serait logique de continuer d'exploiter un réacteur encore en bon état jusqu'à son année de révision.

Le maire de Fessenheim espère enfin que le projet d'un technocentre pour recycler la déconstruction de la centrale sera soutenu par l'Etat. La préparation du démantèlement de la centrale alsacienne devait durer cinq ans et être suivie d’une phase de déconstruction de quinze ans. 

A l'époque secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu s'est rendu à deux reprises en Alsace pour préparer "l'après fermeture". La quasi-totalité des 330 salariés de sous-traitants travaillant à temps plein sur le site avaient été reçus par l’instance chargée de veiller à leur reclassement. Il avait aussi rencontré plusieurs employeurs du côté français et du côté allemand. "Sébastien Lecornu avait mis toutes les parties prenantes autour de la table et c'était une bonne méthode", souligne encore aujourd'hui la CFDT-EDF. 

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