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L'Usine de l'Energie

Explosion mortelle dans l'usine Gazechim des Bouches-du-Rhône

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Publié le

Une explosion s'est produite ce matin, à 8h51, dans l'usine de production de chlore Gazechim, située dans la zone industrialo-portuaire de Lavera, dans les Bouches-du-Rhône. Bilan : un mort et un blessé.

Explosion mortelle dans l'usine Gazechim des Bouches-du-Rhône © Reuters

"La situation est désormais sous contrôle", affirment conjointement le sous-préfet d’Istres, Roger Reuter, et les sapeurs-pompiers intervenus sur l’explosion survenue vers 8h50 dans l’unité de Gazechim, sur le site pétrochimique de Lavera, à Martigues (Bouches-du-Rhône).

L’accident a fait un mort, un opérateur de l’entreprise âgé de 28 ans, et un blessé, salarié d’une entreprise extérieure.

 
Selon la direction de Gazechim, "suite à cet accident, nous avons immédiatement déclenché notre Plan d'Opération Interne (POI). Une légère odeur de chlore a été ressentie après l'explosion, puis a été immédiatement stoppée par la mise en sécurité des installations de conditionnement de chlore en bouteilles. Nos équipes sont aussitôt intervenues et les différentes barrières de sécurité automatiques ont fonctionné. Les pompiers sont arrivés très rapidement sur place et ont permis l'évacuation des personnes et la mise en sécurité du site. La situation a été rapidement maîtrisée."
 
La Préfecture des Bouches-du-Rhône assure, dans un communiqué, que "les mesures effectuées par les sapeurs-pompiers confirment qu’aucun dégagement de gaz n’a eu lieu à l’extérieur du site et que l’incident a été circonscrit". La déflagration a cependant été accompagnée de fumées blanches et noires et des salariés, présents sur les lieux, ont été pris en charge par les médecins afin de vérifier qu’ils n’avaient pas subi d’éventuelles inhalations dangereuses. Dans un souci de sécurité, les accès au site avaient été bloqués.
 
Les premières observations
 
Selon les premiers éléments, l’explosion se serait produite alors que l’ouvrier vérifiait des bouteilles destinées à recevoir du chlore, mais la cause exacte reste encore à déterminer. "Elles sont pour l’instant inconnues et en cours d’analyse", explique la direction de Gazechim. L’usine récupère du chlore liquide par des wagons en provenance d’Arkema, puis conditionne ce chlore dans des bouteilles d’une trentaine de kilos destinées au traitement de l’eau.
 
Selon nos informations, la bouteille réceptrice aurait contenu un résidu de produit, encore à identifier, qui a fortement réagi au contact du chlore, alors qu’elle aurait dû être vide. Avec la déflagration, des débris de cette bouteille ont été retrouvés à l’extérieur du site. La police scientifique était sur les lieux cet après-midi pour tenter de comprendre l’enchaînement des événements.
 
Une enquête judiciaire a été ouverte. Une cellule psychologique a également été mise en place pour accompagner les salariés choqués. Gazechim emploie sur place une dizaine de personnes. Elle avait déjà connu une fuite de chlore en mai 2009 qui avait généré la mise en place de mesures correctives.
 
Classée Seveso 2 seuil haut, elle était identifiée par la DREAL comme présentant un risque majeur d’émission de gaz toxiques. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers, dont certains spécialisés dans les interventions chimiques, et une quinzaine de véhicules ont été engagés dans les opérations de secours pour récupérer le chlore liquide dans des bacs de rétention, éliminer le chlore gazeux et vérifier tous les contenants et canalisations.
 
« Une telle mobilisation doit également viser à s'assurer qu'il n'y ait pas d'effet domino sur les autres usines voisines, tout aussi voire plus dangereuses », a indiqué Marc Sénant, chargé de mission risques industriels du collectif d'associations France Nature Environnement. A proximité de Gazechim, se trouve notamment Geogaz, mais aussi Ineos ou Arkema.
 

Lire également :

" Point sur l'accident à l'usine Gazechim de Lavera "

 


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1 commentaire

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06/01/2011 - 19h06 -

Une explosion...oui mais il y a plus à dire. Il suffit de faire un peu de "tourisme" dans cette zone pour se rendre compte de l'activité dangereuse et nuisible des usines, quoique soumises à de nombreux contrôles. La ville de Martigues n'a des "venise provençale" que le dire d'une vieille chanson et la zone avoisinante n'a de méditerranéenne que la situation...quel gâchis irréversible pour l'environnement...mais surtout quelles conséquences quotidiennes sur les habitants dont les enfants restent sous "surveillance" mais pas sous protection.
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