ExoMars, une erreur du logiciel de navigation en cause dans le crash du module Schiaparelli

Le 23 novembre, un mois après le crash du module d’atterrissage Schiaparelli de la mission ExoMars, les ingénieurs de l’agence spatiale européenne (ESA) rendent publiques leurs premières analyses. Une erreur du logiciel de navigation est responsable du crash.

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ExoMars, une erreur du logiciel de navigation en cause dans le crash du module Schiaparelli

ExoMars s’avère être un succès en demi-teinte pour l’agence spatiale européenne (ESA). Après 7 mois nécessaires pour rallier la planète Mars, l’agence peut cocher un objectif sur deux dans sa checklist. Le 19 octobre, le satellite Trace Gas Orbiter (TGO) se calle bien sur son orbite autour de la planète. Le module Schiaparelli, sensé se poser au sol, fait lui silence radio. Le 21 octobre, une sonde de la NASA, également en orbite autour de l’astre rouge, confirme que l’appareil s’est écrasé. Jusqu’au mercredi 23 novembre, les causes de l’échec restaient inconnues. L’analyse des données récupérées par les ingénieurs de l’ESA révèle qu’une avarie du logiciel de navigation a provoqué le crash.

Conformément au plan nominal, à 12 kilomètres d’altitude Schiaparelli ouvre son parachute. La traction brutale du parachute et la décélération entrainent un fort mouvement d’oscillation du module. La centrale à inertie chargée de les mesurer sature le temps d’une seconde. Le logiciel de navigation agrège la donnée erronée et calcule une altitude négative. La procédure de fin d’atterrissage se déclenche. Le parachute est libéré, les propulseurs de freinage sont allumés et les systèmes au sol sont activés. Ce protocole est sensé se déclencher à 1,2 km du sol alors que Schiparelli est encore à 3,7km. L’atterrisseur entre en collision avec le sol à 540 km/h.

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Pour David Parker, Directeur programme des vols habités et de l’exploration robotique,"il s’agit de conclusions très préliminaires à nos travaux d’investigation techniques". Les conclusions définitives seront présentées par un comité d’enquête indépendant. Le crash de Schiaparelli contribue tout de même au demi-succès de la mission ExoMars 2016. "Nous avons beaucoup appris de Schiaparelli, cela contribuera directement à la deuxième mission ExoMars en cours de développement avec nos partenaires internationaux". Lancement prévu en 2020 avec un son bord un rover à déposer sur le sol de mars.

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