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Quotidien des Usines

Exit Deville, place à Deville Industries

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Lors d'une audience tenue le 3 avril, le tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) a homologué le plan de cession des actifs de la société Deville présenté par le groupe grenoblois Phoenix. 92 emplois seront ainsi repris sur le site de Charleville-Mézières par une PME désormais intitulé Deville Industries. Devenue une coquille vide, l'ex-SA Deville fera l'objet d'une liquidation.  

Exit Deville, place à Deville Industries © Deville

En proie à de sérieuses difficultés financières depuis quinze ans, la société Deville, véritable institution ardennaise, est passée le 3 avril dans le giron du groupe Phoenix, lequel s'est engagé à redresser la marque centenaire en injectant 1,5 million d'euros pour le rachat des actifs et en regard de la situation de chacun des salariés. Groupe industriel diversifié et spécialisé dans le retournement d'entreprises en difficultés, Phoenix dont le siège est basé à Grenoble (Isère), regroupe à ce jour six sociétés, emploie plus de 400 salariés et réalise plus de 70 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Crée en 2009, le groupe dirigé par Rodolphe Tarnaud possède Rep International à Corbas (Rhône), Didactik à Sarreguemines (Moselle), Fileurope à Rambervillers (Vosges), CMP à Epernay (Marne) et JEC à Villefranche-sur-Saône (Rhône).

Le succès rencontré par cet investisseur dans les marchés de niche - leader mondial dans la fabrication de machines à injecter le caoutchouc et aussi premier fournisseur des maisons de Champagne en équipements de caves - a bien sûr pesé dans la balance à l'heure du jugement. D'autant que le dossier présenté à la barre par Victor Vieilli avait été adoubé par le ministère du Redressement productif et le préfet des Ardennes.

Pour le directeur général de Phoenix, Deville possède différents atouts et entre parfaitement dans la stratégie du repreneur : un nom et une compétence reconnues, un savoir-faire indéniable, un bon positionnement sur le marché porteur des matériels de chauffage, de nombreux produits finis à forte valeur ajoutée ainsi qu'un bureau d'études et des outils industriels intégrés.

Lancement d'un nouveau produit

"Nous voulons apporter à cette entreprise les moyens nécessaires à son développement sur le long terme. Pour cela, nous envisageons d'ancrer le positionnement de la société sur le moyen et haut de gamme en renouvelant l'offre des produits existant et en lançant un premier poêle à bois rond." Phoenix va injecter 3 millions d'euros en capital et en compte courant et investir 1 million d'euros dans l'amélioration de l'outil industriel et le lancement d'un plan de prévention dans le domaine de l'hygiène et de la sécurité. Tout en procédant à des embauches à des postes stratégiques. A commencer par le recrutement d'un directeur industriel. Des efforts qui doivent permettre à Deville Industries, nouveau nom de baptême de la nouvelle entité, de retrouver les lettres de noblesse de sa devancière en consolidant sa place de principal fabricant français de poêles à granulés de bois.

Sur le plan social, Phoenix prévoit de garder 92 des 111 salariés. Dix-neuf employés faisant l'objet de départs volontaires (15), reclassements (2) et licenciements (2).

Par ailleurs, Phoenix va libérer 20 % de la superficie actuelle de l'entreprise autrefois occupés par l'atelier émaillerie au conseil général, propriétaire des bâtiments. Ce qui permettra une économie de loyers.

Pascal Remy
 

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