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[EXCLUSIF] "Si nous restions à l’arrêt pendant six mois, ce serait pour nous synonyme d’arrêt pur et simple." Entretien avec Frédéric Henry, président de Lubrizol France

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Entretien Le président de Lubrizol France, Frédéric Henry, rencontré par L’Usine Nouvelle le 8 novembre, s’exprime après le gigantesque incendie survenu le 26 septembre sur son site de Rouen.

[EXCLUSIF] Nous ne pourrons pas rester à l’arrêt pendant six mois. Frédéric Henry, président de Lubrizol France, se confie
Frédéric Henry, Président de Lubrizol France, s'est confié en exclusivité à L'Usine Nouvelle.
© Lubrizol

Le 26 septembre, le sinistre, qui n’a pas fait de victimes, a entièrement détruit l’entrepôt de produits finis de l’usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), classée Seveso seuil haut. Ainsi que les installations de stockage de son voisin Normandie Logistique, transporteur et logisticien. Au total, 9 500 tonnes de produits ont brûlé, dont 55 % se trouvaient chez Lubrizol et 45 % chez Normandie Logistique.

L’usine Lubrizol elle-même emploie 250 salariés mais le site Lubrizol de Rouen abrite aussi les services supports administratifs (120 salariés) liés à son statut de siège social de Lubrizol France. Ce dernier fournit la moitié des additifs fabriqués en Europe. Il réalise 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et emploie 700 salariés, avec les sites de Rouen, d’Oudalle près du Havre et de Mourenx près de Pau.

L'Usine Nouvelle.- Cette journée du 26 septembre, comment l'avez-vous vécue ?

Frédéric Henry.- Un évènement irréel avec une pensée pour les riverains compte tenu de l'ampleur… Une incompréhension de voir un incendie dans un lieu où rien ne bouge.

Les causes du départ de l'incendie sont-elles connues ?

A ce jour, non.

Eric Schnur, PDG de Lubrizol Corporation, a déclaré le 25 octobre à Rouen vouloir redémarrer cette usine "dans les semaines qui viennent", partiellement - les mélanges sans la fabrication d’intermédiaires - et sans reconstruire l’entrepôt détruit. Pourquoi vouloir reprendre aussi rapidement ?

Si nous ne redémarrons pas, nos clients iront voir ailleurs. Si nous redémarrons alors que nos clients ont trouvé d’autres solutions, notre usine n’aura plus de raison de fonctionner. Nous ne pourrons pas rester à l’arrêt pendant six mois. Si c’était le cas, ce serait pour nous synonyme d’arrêt pur et simple.

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