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L'Usine Maroc

Exclusif : plongée en photo au cœur de l’usine Renault de Tanger

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Publié le

Près de Tanger, 5 400 personnes dont 4 000 cols  bleus s’activent dans la plus grosse usine greenfield de Renault  depuis son projet au Brésil, voilà seize ans. Un investissement  de 1,1 milliard d’euros inauguré en février 2012, qui transforme  aussi le tissu industriel marocain. En exclusivté, L'Usine Nouvelle vous fait découvrir de l'intérieur la plus grande usine automobile d'Afrique.

Exclusif : plongée en photo au cœur de l’usine Renault de Tanger
Usine Renault de Tanger
© afp

 

 

 

 

 

Localisation

Le site est situé à Melloussa au milieu des collines et bord d'autoroute à 30 km de Tanger sur une zone franche dédiée, où l’État a offert 300 hectares de terrain. Le centre de formation géré par Renault (IFMIA) jouxte l’entrée. Si Renault est leader du modeste marché marocain, les véhicules sont pour la plupart exportés via le port Tanger Med relié par une voie ferrée privatisée de 20 km et où Renault dispose de son propre terminal portuaire.

 

Tôlerie

Site de production à bas coût, l'usine Renault de Tanger est peu automatisée. Dans l’atelier de ferrage, malgré quelques robots, l’essentiel du soudage reste manuel. L’usine comprend des moyens lourds d’emboutissage qui fonctionnent en 3 x 8.

 

Un stock permet d’assurer 3,5 jours de production. Des pièces plus petites sont confiées à des emboutisseurs comme Snop ou GMD, installés à Tanger et livrés en flux synchrone.

 

L’usine tourne en deux équipes.

 

Le site compte deux lignes accueillant trois platesformes. Sur la ligne 1 sont assemblés l’utilitaire Dokker et le monospace Lodgy. Sur une deuxième ligne, la Sandero 2 depuis octobre 2013. La ligne 1 produit 30 véhicules par heure, avec un rendement de 90 %. La ligne 2 atteindra ce rythme en fin d’année. Le site a passé le cap des 200 000 véhicules produits en avril dernier

 

Intégration

De nombreuses fonctions sont intégrées sur ce site qui est ainsi l’un des seuls chez Renault à réaliser l’assemblage des sièges, la peinture des boucliers ou à fabriquer une part des échappements et soubassements. Les panneaux de porte et planches de bords sont réalisés par Visteon dans son usine de Tétouan ; les pare-brises par Saint-Gobain Sekurit, à Kenitra ; la motorisation provient, elle, de Valladolid en Espagne. Renault s'est engagé sur un taux d'intégration local de 55% vis à vis de l’état marocain mais son objectif cible est de 70%.

 

Assemblage

 

Le site fonctionne sur une base de 4 400 heures par an en deux équipes par jour. Il pourrait absorber 6 000 heures.

 

Formation

Le site compte 8 % de femmes. Le personnel est passé par le centre de formation, comptant une vingtaine d’écoles "de dextérité". La formation à l'IFMIA s’étale sur trois mois pour un opérateur, quatre pour un chef équipe, cinq pour un chef atelier et jusqu’à dix-huit mois pour un chef de département qui peut encadrer 2 000 personnes.

 

Contrôle

Encore en phase de montée en puissance, l’usine reste environ 10 en dessous de la performance des sites comparables. Pour monter en performance, il faut réduire les coûts d’obtention de qualité. Tanger est avec Chennai en Inde, l’un des premiers sites Renault Nissan à être géré selon le système "Alliance production wayé, qui permet de la flexibilité pour l’accueil futur de nouvelles platesformes. Un an après son ouverture, l’usine a obtenu toutes les certifications qualité, sécurité et environnement.

 

Management

L'usine est dirigé par Paul Carvalho, 52 ans, depuis fin 2013. Un pur produit Renault entré en 1981 comme opérateur à l’usine de Cléon (Seine-Maritime). Il a participé à la conception du projet et fait passer plus de 2 000 entretiens d'embauche! Associé au démarrage aux cotés de l’ancien directeur, le turc Tunc Basegmez, il l'a remplacé en novembre. Parmi ses initiatives, l'organisation chaque semaine d'une visite du site par un groupe composé de parents de salariés. Un bon moyen d'insérer l'usine dans son environnement. Quant au management, au départ tout le comité de direction était composé d’expatriés, chacun secondé par un numéro deux marocain. Désormais, plus de la moitié du comité est marocain et tous les n°2 le sont. Il reste moins de 20 véritables expatriés.

Reportage de Pierre-Olivier Rouaud avec Fadel Senna (photos/AFP)


 

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