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[Exclusif] La LGV Bordeaux-Toulouse restera finalement à l'état de projet

Olivier Cognasse ,

Publié le , mis à jour le 04/12/2017 À 17H45

Exclusif La Commission d’orientation des infrastructures rendra son verdict fin janvier. Et il semble bien que la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse ne verra pas le jour.

[Exclusif] La LGV Bordeaux-Toulouse restera finalement à l'état de projet © SNCF Médiathèque - DELEMARRE

La ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse sur la sellette, le Lyon-Turin dans l’impasse et le canal Seine-Nord sauvé par les collectivités locales. Telle semble être la tendance qui se dessine à la Commission d’orientation des infrastructures, selon certaines indiscrétions. La Commission devrait rendre sa copie autour du 25 janvier 2018 avec un peu de retard lié à des arbitrages complexes. Pour l’instant, elle a surtout travaillé pour définir les critères nécessaires à la prise de décision. Ils sont d’ordre économique et environnemental. La mobilité solidaire, la qualité et la sécurité sont également à l’ordre du jour. Un membre de la Commission parle de "discussions sérieuses et constructives" et indique que la question de la taxation des poids lourds fait quasiment l’unanimité.

Dans le sud-ouest, la question est sur toutes les lèvres. La ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse verra-t-elle le jour ? A priori, non. Son coût, estimé à 8 milliards d’euros pour environ 200 kilomètres, est rédhibitoire. Selon une source bien informée, la Commission serait favorable à un aménagement de la ligne existante qui permettrait de gagner environ 30 minutes pour un investissement beaucoup plus raisonnable. C'est ce que réclament la plupart des opposants à ce projet de liaison directe à grande vitesse entre Paris et Toulouse, par Bordeaux.

Le canal Seine-Nord peut-être sauvé

Une étude réalisée par le cabinet d’études Claraco, en 2014, indiquait que l’on pouvait économiser 6 milliards d’euros entre Bordeaux et Toulouse en supprimant les passages à niveaux et en redressant certaines courbes. Si le projet de LGV n’est pas enterré définitivement, il sera repoussé aux calendes grecques.

La ligne Lyon-Turin, elle, est ardemment souhaitée par les Italiens et un accord dans ce sens a été adopté par le Parlement le 26 janvier. Les travaux devaient commencer l’an prochain. Difficile dans ces conditions de revenir en arrière, même si le ministère de la Transition écologique et solidaire, ainsi que le ministère des Transports semblent opposés à ce projet pharaonique pour un trafic plutôt limité.

Enfin, le canal Seine-Nord pourrait être sauvé, avec une solution qui désengagerait l’Etat au profit des collectivités locales, prêtes à reprendre le flambeau. Tous ces projets pourraient trouver une nouvelle source de financement avec le retpour de l'Ecotaxe poids-lourds. Elle ne reprendra pas cette appellation, dévaluée par le renoncement du précédent gouvernement, et sa forme sera sans doute différente, mais les camions devront passer à la caisse. Le principe du pollueur-payeur y trouverait sa pleine application.

 

 

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6 commentaires

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07/12/2017 - 18h31 -

Ces infos ne me surprennent pas car ils sont cohérentes par rapport aux dernières assises du ferroviaire et des derniers rapports du Sénat et de l'assemblée Nationale.Toutefois, il y a une certaine fantaisie dans les chiffres publiés. 8 milliards € pour Bordeaux Toulouse sont les chiffres des couts de 2014 de la LGV y compris la aménagements ferroviaires de Sud Bordeaux et de Nord Toulouse. Ces chiffres sont sous-estimés car basés sur des évaluations de 2011 auxquels il faut rajouter les chiffres de rénovation des lignes actuelles pour les trains du quotidien et suppression d'un certain nombre de passages à niveau. 6 milliards € sont les coûts avancés par RFF en 2015 pour la modernisation des lignes actuelles qui sont des chiffres là surestimés par RFF pour démolir cette alternative. En fait il faudrait donc comparer 14 milliards € : soit 8 couts estimés+ 2 milliards de réévaluation+ 4 les couts de rénovation des lignes ( Claraco)soit 14 milliards€ pour gagner 30 minutes.
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05/12/2017 - 20h20 -

Tout pour la route rien pour les transports écologique on peut faire des cops 21 puis 22 etc. Tout du pipo on se rappellera du gouvernement de la France qui marche à la reculons !!!!!
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09/12/2017 - 11h53 -

L'écologie c'est ce qui permet de dépenser moins d'énergie donc d'argent pour ce rendre d'un point à un autre quand le besoin s'en fait sentir. Or en concentrant autour des métropoles toutes les entreprises, nous contraignons le reste de la population à de multiples déplacements qui ne peuvent se faire qu'à l'intérieur des villes ou par des routes dangereuses et souvent délabrées. Faute d'avoir vendu nos infrastructures routières aux privées et par ce fait, de nous priver des moyens d'en construire d'autres. Il est utopique de penser que les services publics pourront un jour procurer la liberté nécessaire au déplacements donc à l'économie et au développement Enfin beaucoup de responsables regrettent la suppression de l'écotaxe pour les camions ? Invoquant la traversé du territoire par des véhicules qui ne payent rien des dégradations qu'ils occasionnent ? Alors qu'il suffirait de fournir aux entreprises payant des taxes sur le territoire une vignette qui serait obligatoire au transit.
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05/12/2017 - 20h12 -

Des emplois en moins dans les grands travaux c'est bon pour le chômage, on fait l'inverse des années 80 ou il a fallu résoudre le chômage avec des grands chantiers !!!
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05/12/2017 - 10h19 -

Pourquoi ne voudrions nous pas que les Régions souhaitent un jour se séparer d'un pays, sensé développer celui ci de façon équilibré mais qui en faite, fait tout le contraire ?Les représentant de l'Etat, aux commandes des postes décisionnels, privilégient systématiquement leur région dans le développement ?Et dans les régions les élus en font autant au détriment des campagnes ? Ce qui fait que les entreprises sont phagocytées autour des métropoles. Il en résulte des tas de problèmes au niveau de l'urbanisme dans les villes (circulation, habitat, pollution,travaux constants,délinquance et criminalité,promiscuité,maladies,bruits,stress etc) alors que la majorité du territoire se vide de ses habitants faute de routes adaptées aux déplacements rapides ? Nos impôts ne peuvent pas servir qu'à l'embellissement des villes afin de satisfaire les bobos !
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05/12/2017 - 08h27 -

C'est une excellente nouvelle pour la ligne POLT (Paris Orléans Limoges Toulouse) abandonnée par les élus et notamment socialistes très présents sur ce secteur depuis des décennies. Lorsqu'on regarde le réseau TGV, il reste une zone "blanche" non desservie qui va de Paris à Toulouse au milieu de la France. Résultat pour faire un Paris - Limoges il faut au moins 3h quand il n'y a pas de retard, d'annulation ce qui devient rare alors que du temps du Capitol il y a plus de 30 ans il en fallait beaucoup moins. En faisant le rapport distance et temps, Marseille est plus près de Paris que de Limoges de Paris. Cette ligne vétuste avec des équipements roulant datant du Corail doit être la priorité pour permettre une meilleure déserte et ne plus pénaliser ces régions centre - Limousin notamment d'un point de vue économique
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04/12/2017 - 19h10 -

C'est plutôt une excellente nouvelle pour la région Limousin et la ligne historique POLT (Paris Orléans Limoges Toulouse) abandonnée depuis des années et seul axe qui n'a pas de TGV. Limoges est proportionnellement plus bas géographiquement en terme de temps de trajet avec Paris (3h quand il n'y a pas de retard ou d'annulation ce qui est rarement le cas) qu'un Paris Marseille.
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