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Exception culturelle, OGM et armement : les "3 lignes rouges" des négociations UE-USA

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La France a obtenu que "trois lignes rouges" ne soient pas franchies par l'UE dans les négociations commerciales avec les Etats-Unis et qui concernent l'exception culturelle, les produits agricoles et l'armement, a assuré le ministre des Affaires européennes Thierry Repentin.

Exception culturelle, OGM et armement : les 3 lignes rouges des négociations UE-USA

"Il y avait trois lignes rouges" demandées par la France dans les mandats de négociations donnés à la Commission européenne pour les négociations avec les Etats-Unis, a indiqué le ministre des Affaires européennes Thierry Repentin sur Public Sénat, au soir de l'ouverture de ces négociations.

"Ces trois lignes rouges ont été actées"

Ces trois secteurs à ne pas faire entrer dans le champs des discussions sont "l'exception culturelle", comme déjà annoncé, "les produits de l'agroalimentaire : on bannit les OGM (organismes génétiquement modifiés), les hormones de croissance, les décontaminations chimiques des viandes". "Et le troisième sujet, c'est le marché de l'armement". "Ces trois lignes rouges ont été actées", a assuré le ministre.

Les États-Unis et l'Union européenne ont donné lundi à Washington un coup d'envoi discret aux négociations visant à créer l'une des plus grandes zones de libre-échange dans le monde, dans un climat tendu à cause des révélations concernant l'affaire de l'espionnage américain.

Un gain de 0,5% de croissance par an attendu en Europe

L'objectif de l'accord est ambitieux : éliminer l'ensemble des barrières, douanières et surtout réglementaires, qui entravent les échanges entre les États-Unis, première puissance mondiale, et l'Union européenne, son principal partenaire commercial. La zone de libre-échange regrouperait ainsi plus de 820 millions d'habitants et plus de 50 % de la production économique mondiale.

La Commission européenne estime que la mise en oeuvre de l'accord pourrait générer environ 0,5 % de croissance annuelle en plus pour l'UE. Un chiffre contesté par les opposants à cet accord. Mais avec des échanges dépassant les 500 milliards d'euros en 2012, les deux parties attendent beaucoup de la création de cette zone de libre-échange.

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