Evonik signe avec Petronas pour Rapid, BASF renonce

Le pétrochimiste malais collaborera avec Evonik pour inclure un complexe de spécialités au sein de son gigantesque projet Rapid, en Malaisie. En revanche, Petronas et BASF renoncent conjointementà un projet de production de spécialités.
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Evonik signe avec Petronas pour Rapid, BASF renonce
BASF et Petronas poursuivront en revanche les développements de leur complexe existant à Kuantan (Malaisie).

Bonne et mauvaise nouvelles pour le grand projet chimique et pétrochimique de Petronas. Son complexe Rapid (Refinery and petrochemicals integrated development) prévu à Pengerang, dans le sud de la Malaisie, séduit désormais Evonik mais ne comptera probablement pas BASF parmi les partenaires étrangers engagés. Ces deux décisions ne couvrent pas les mêmes projets.

Petronas et Evonik ont officialisé la signature, mi-janvier, d'une lettre d'intention pour le développement conjoint d'un projet de complexe de spécialités intégré au cœur de Rapid. Vraisemblablement, les deux partenaires constitueraient une coentreprise, dont les contours n'ont pas encore été précisés, pour la production en commun de peroxyde d'hydrogène, via une unité d'une capacité de 250 tonnes par an, d'isononanol (220 t/an) et de 1-butène (110 000 t/an). Le démarrage de ces unités est envisagé pour 2016. Aucun montant n'a été avancé pour les investissements nécessaires à ce projet. L'unité de peroxyde d'hydrogène servira à alimenter une future unité d'oxyde de propylène du complexe Rapid, via le procédé technologique HPPO mis au point par Evonik et ThyssenKrupp Uhde. Avec cet accord, le chimiste allemand rejoint l'Italien Versalis (ex-Polimeri Europa), le Japonais Itochu et le Thaïlandais PTT Global Chemical parmi les groupes étrangers à s'être engagés avec Petronas pour le futur complexe Rapid, dans le cadre, respectivement, d'une usine d'élastomères ou de deux complexes de spécialités.

Petronas et BASF ne s'accordent pas

Si Evonik semble séduit, BASF paraît aujourd'hui moins emballé par son projet initial au sein de Rapid. Dans le cadre d'une décision commune, Petronas et le géant mondial ont décidé de renoncer à un protocole d'accord signé en mars 2012, qui prévoyait le développement commun d'un ensemble d'unités de spécialités intégrées au complexe. BASF et Petronas envisageaient de constituer une coentreprise détenue à 60 % par le géant allemand et à 40 % par son partenaire pour des productions d'isononanol, de polyisobutylène hautement réactif, de tensio-actifs non-ioniques, d'acide méthane sulfonique et de matériaux précurseurs. Les deux parties expliquent qu'elles n'ont pu trouver un terrain d'entente sur les conditions de la mise en œuvre de cette coentreprise, sans plus de détail. Le protocole d'accord conclu comportait également un volet destiné à la coentreprise existante, BASF Petronas Chemicals (détenue à 60 % par le chimiste allemand), établie à Kuantan, sur la façade est de la Malaisie et qui opère un grand complexe de monomères acryliques, de dérivés oxo et de butanediol. Ce projet, destiné à renforcer la chaîne de valeur en C3 du complexe et à ajouter une unité de polymères superabsorbants, reste, lui, d'actualité et sera bien mené à terme, à l'horizon 2015-2018. Lors de l'annonce de ces deux projets, BASF et Petronas avaient avancé un montant global d'investissements de 1 milliard d'euros.

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