Eurotunnel, Bourguignon arrive. Eau en bouteille, Coca-Cola boit la tasse. Le traitement social des restructurations en discussions. Novartis hésite à se lancer....

Partager

Eurotunnel, Bourguignon arrive. L'ancien patron du Club Med et d'Euro Disney sera candidat à la présidence du conseil d'Eurotunnel. L'actuelle direction souhaite mettre un terme à la fronde des petits actionnaires, qui pourraient la renverser lors de la prochaine assemblée début avril, rapportent La Tribune et Les Echos. L'actuel président du Forum de Davos, va avoir besoin de toute son aura de redresseur d'entreprise en difficulté, pour remettre un peu d'ordre dans les comptes de l'exploitant du tunnel Transmanche. Il trouvera une société en pleine crise, avec une dette de 9 milliards d'euros et des pertes colossales de près de 1,9 milliard en 2003. Le bras de fer avec Jacques Maillot, qui défend le point de vue des petits actionnaires, risque d'être musclé, remarque Le Figaro

Eau en bouteille, Coca-Cola boit la tasse. Après avoir retiré son eau embouteillée Dasani, en Grande Bretagne, le numéro un mondial des soft Drinks en suspend le lancement en France et en Allemagne, relève La Tribune. La boisson, qui était de la simple eau retraitée au Royaume-Uni, présentait des taux de produits cancérigènes au dessus des normes. Avec une telle publicité, le géant d'Atlanta préfère différer l'introduction de son eau purifiée, qui laissait déjà dubitatives les grandes enseignes de distribution françaises, sur le marché premier consommateur mondial d'eaux minérales. Elle était pourtant considérée comme le produit le plus important par le groupe d'agroalimentaire depuis l'introduction du coca light, souligne le Financial Times.

Le traitement social des restructurations en discussions. Celles-ci, entamées il y a plus d'un an, entrent dans la dernière ligne droite et n'ont toujours pas permis de trouver une position commune entre les divers partenaires sociaux, note La Tribune. Les procédures de reclassement des salariés licenciés posent encore problèmes. Le patronat propose une meilleure anticipation, mais veut rendre moins contraignants les licenciements économiques. Si aucun consensus n'est trouvé d'ici le 9 avril, il reviendra à François Fillon, ministre du Travail et des Affaires sociales, de trancher dans sa nouvelle loi de mobilisation pour l'emploi.

Novartis hésite à se lancer. Le géant helvétique de la pharmacie semble avancer à pas comptés dans le dossier Aventis, face à l'offre hostile de Sanofi. Il songerait même à renoncer à son projet, avant d'avoir fait une proposition concrète. Daniel Vasella, patron du groupe suisse, réaffirme dans un entretien aux Echos, qu'il ne se lancera pas dans la bataille si " l'horizon ne se clarifie pas du coté des autorités françaises". Un rapprochement ne sera possible qu'avec la neutralité du gouvernement français sur le sujet, et sous la forme d'une offre amicale.

Le nouveau secrétaire général de FO donne de la voix. Jean-Claude Mailly, jeune successeur de Marc Blondel, à la tête de Force Ouvrière, profite des résultats du premier tour des élections régionales, peu favorables à la majorité, pour mettre en garde le gouvernement. Loi de mobilisation pour l'emploi, changement de statuts à EDF-GDF, réforme de la sécurité sociale, (dont FO est pourtant demandeuse), il évoque dans une interview aux Echos, les risques de la logique comptable qui ne tiendrait pas compte des inquiétudes et du profond mécontentement d'une partie de la population.

Embraer, un miraculé de l'aéronautique mondiale. Les Echos ont enquêté sur l'étonnante ascension du constructeur brésilien, devenu le troisième avionneur mondial derrière Airbus et Boeing. En une dizaine d'année, son PDG, Mauricio Botelho, a hissé une ancienne entreprise publique en faillite, au niveau des meilleurs, en misant sur le marché en plein développement des jets régionaux, et en mettant en place une organisation industrielle délocalisée et internationale, employant 13.000 salariés. Il doit maintenant digérer sa croissance et tenir compte des difficultés de son concurrent canadien Bombardier, dans un marché du transport aérien particulièrement morose.

Décathlon, la machine à discount est relancée. En 2003, Décathlon a retrouvé la santé grâce à ses marques propres. Le chiffre d'affaires mondial, 3,13 milliards d'euros, a augmenté de 11 % à périmètre courant et de 8 % à surfaces comparables. Près de 56 % de ses ventes ont été réalisées par ses marques propres, dans 313 magasins de 2500 m2 en moyenne dans le monde. Le numéro un français de la distribution des articles de sport veut devenir un véritable discounter, relève le magazine LSA. Ce qui n'est pas forcément un bon signe pour le marché.

Didier RAGU

A demain !

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS