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Europe et climat : position commune minimum, mais taxe aux frontières

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Le sommet des chefs d’Etat Européen s’est mis d’accord sur un mandat commun de négociations en vue du sommet de Copenhague. Nicolas Sarkozy évoque un mécanisme de taxe aux frontières.

Europe et climat : position commune minimum, mais taxe aux frontières

« Nous sommes prêts pour Copenhague », affirme José Manuel Barroso le président de la Commission Européenne. Après deux jours de négociations, les 27 chefs d’Etats de l’Union sont tombés sur un accord, qualifié d’a-minima, pour aller à Copenhague, du 7 au 18 décembre prochain. A minima, car une partie de la position commune s’appuie sur des accords déjà entérinés : réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20 % d'ici à 2020 - 30% si Copenhague réussi ; réduction mondiales des émissions de 80 à 95% d’ici à 2050. Sur ce dernier point, aucune contrainte n’est posée.

Concrètement les Etats membres dépenseront 100 milliards d’euros par an  pour aider les pays émergents à faire face au réchauffement climatique. Ce qui est au cœur des discussions du sommet de Copenhague. Pour ce faire, les 27 évaluent de 22 à 50 milliards d’euros par an les besoins en financement public à l’issue du sommet, mais ne se sont pas mis d’accord sur la contribution de l’Union. A contrario, ils sont tombés d’accord pour alléger la contribution future des pays de l’Est, selon un « mécanisme à définir ». Les pays de l’Est, menés par la Pologne, menaçaient en effet le fragile équilibre nécessaire pour obtenir un compromis. Autant de décisions qui font hurler les Verts du Parlement, qualifiant les résultats de ce sommet de « calamiteux pour le climat ».

Vers une taxe carbone aux frontières ?

Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a évoqué la reconnaissance par les 27 d’une nécessité d’un mécanisme aux frontières de l’Union pour sanctionner les pays non engagés à la même hauteur que l’Europe dans la réduction de gaz à effet de serre. Pour Nicolas Sarkozy, cette pseudo taxe carbone, devra être mise ne place en respectant les règles édictées par l’OMC. Toujours sur le chapitre des taxes, le Président a suggéré à la Commission européenne de se pencher sur un financement innovant d’aide aux pays les plus vulnérables aux changements climatiques. Nicolas Sarkozy évoquait une taxe sur la spéculation ou sur les mouvements financiers.

Tout comme le sommet européen, le sommet de Copenhague promet de beaux échanges sur les questions de financement. Les divergences européennes, sont multipliés d’autant au plan international.
 
Découvrez :

Lire le document : COMMISSION OF THE EUROPEAN COMMUNITIES
Le site :
UNITED NATIONS CLIMATE CHANGE CONFERENCE
Le communiqué de presse de l'Europe sur la position commune

 

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1 commentaire

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30/10/2009 - 20h41 -

sur,en 2050 il n y aura pratiquement plus de pétrole alors la réduction de 80 a 95% de carbone est évidente.
tout ce blabla n'est que rideau de fumée .
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