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Europe : Emmanuel Macron milite pour un plan "Juncker Plus"

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A l'occasion de la signature d’un accord entre Bpifrance et la BEI pour la concrétisation du plan Juncker en France, le ministre de l’Economie a plaidé pour un nouveau plan d’investissements européen, plus ambitieux.

Europe : Emmanuel Macron milite pour un plan Juncker Plus © Pascal Guittet

Le plan Juncker n’est pas encore voté. Pourtant Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, veut déjà réfléchir à un plan "Juncker Plus". "A court terme, la rapidité de mise en œuvre est une condition de la réussite du plan Juncker. A plus long terme, la France continue à porter l'idée qu'il faut arriver à mobiliser davantage d'argent pour soutenir l'investissement. C'est ce que j'appellerais un plan Juncker Plus", détaille le ministre à l’occasion de la signature de la première concrétisation en France du plan d’investissement européen.

420 millions d’euros pour les PME et ETI françaises

Cette somme mis à disposition de Bpifrance est destinée aux prêts innovations (320 millions) et aux prêts d’amorçage investissement (100 millions). Les prêts innovations s’adressent  aux entreprises de plus de 3 ans et de moins 500 salariés afin de financer des dépenses immatérielles pour l’industrialisation et la commercialisation d’une innovation. L’échance sera de 7 ans avec 2 ans de différé de remboursement. Le prêt d’amorçage concerne les entreprises de moins de 5 ans qui ont réalisé il y a moins de 3 mois une levée de fonds d’au moins 200 000 euros. L’échéance sera de 8 ans avec 3 ans de différé.

 

 

"Capacité d’endettement au niveau européen"

Concrètement, Emmanuel Macron souhaite "une capacité d'endettement commune au niveau européen, notamment pour investir dans des start-up innovantes, pour les soutenir lors d'un deuxième ou troisième tour de table. Il ne s'agirait pas de financer la dette passée mais des projets futurs" alors qu’aujourd’hui "augmenter le budget européen ou prélever une taxe commune, ce serait long et compliqué à mettre en œuvre."

Car pour ses contempteurs, le plan Juncker n’est pas un véritable plan de relance. Le projet présenté par la Commission ne faisait que déplacer des crédits destinés à des programmes de recherches européens pour les déployer plus rapidement. Le Parlement a d’ailleurs modifié ses dispositions alors que le texte est encore en négociation et devrait être voté fin juin.

"Les David partent à l’attaque des Goliath"

Le Fonds européen d’investissement (FEI) et Bpifrance ont signé le premier accord en Europe dans le cadre du plan Juncker. "Une sorte d’avant-première" pour Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des dépôts : 420 millions d’euros seront mis à disposition de la banque publique française afin de financer des prêts innovations et d’amorçage aux PME et ETI. L’argent est avancé par le FEI sur ses propres fonds.

Le mot de la fin était pour Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. Il usait de tout son lyrisme dans son ambition de soutenir les PME de croissance. Il a vanté ce nouveau "modèle californien" dans lequel "les David partent à l’attaque des Goliath". Tout un programme.

Adrien Schwyter

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