Europe 1 ne deviendra pas une radio d'opinion, dit Lagardère au Figaro

PARIS (Reuters) - Europe 1 "ne deviendra pas une radio d'opinion", assure Arnaud Lagardère dans une interview publiée lundi soir sur le site du Figaro, alors qu'une grande majorité de la rédaction est en grève par crainte d'un alignement sur la ligne éditoriale conservatrice de la chaîne de télévision CNEWS.

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Europe 1 ne deviendra pas une radio d'opinion, dit Lagardère au Figaro
Europe 1 "ne deviendra pas une radio d'opinion", assure Arnaud Lagardère dans une interview publiée lundi soir sur le site du Figaro, alors qu'une grande majorité de la rédaction est en grève par crainte d'un alignement sur la ligne éditoriale conservatrice de la chaîne de télévision CNEWS. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Gérant commandité du groupe Lagardère, qui possède la radio Europe 1, dont il est aussi président, Arnaud Lagardère justifie dans l'interview sa décision de se rapprocher du groupe Canal+, propriété de Vivendi de Vincent Bolloré, en rappelant les lourdes pertes financières enregistrées par l'antenne depuis deux ans (26 millions d'euros par an).

Mais il rejette l'idée d'une prise de contrôle par Vincent Bolloré de la radio dont l'audimat s'est effondré ces dernières années et son alignement sur CNEWS, la chaîne d'information en continu de Canal+.

"Il n'y a aucune synergie imposée par Vincent Bolloré. Dire qu'Europe 1 passe sous la coupe de Vivendi, c'est un fantasme qui frôle le complotisme. Vincent Bolloré est un atout, pas une menace", affirme Arnaud Lagardère.

Le groupe Vivendi, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré, est le premier actionnaire du groupe Lagardère. Dans le cadre d'un accord conclu fin avril, Arnaud Lagardère a accepté de renoncer au statut de société commandite qui lui donnait un droit de veto sur les décisions stratégiques concernant le groupe dont il ne détient que 7%.

Ce projet de transformation doit encore être approuvé lors d'une assemblée générale prévue à la fin du mois.

"Il y a un véritable intérêt à nouer un partenariat très fort avec le groupe Canal+", insiste le président d'Europe 1 en évoquant des synergies "dans l'information mais aussi dans la musique, le sport et le cinéma".

Disant ne pas comprendre l'inquiétude des salariés d'Europe 1, et trouver leur "agitation curieuse et injuste" alors que le mouvement de grève entamé vendredi a été prolongé lundi pour 24 heures, Arnaud Lagardère assure que l'accord signé fin avril entre les actionnaires du groupe "garantit au groupe Lagardère de rester indépendant".

Il évoque également le mouvement de consolidation en cours dans le secteur audiovisuel.

"TF1 et M6 ont l'intention de fusionner pour détenir 75 % du marché publicitaire télé en France", souligne-t-il. "Je suis donc très décontracté pour envisager, sans inquiétude de seuil de concurrence, la constitution d'une grande régie publicitaire avec les chaînes de Canal+, la presse de Prisma et la radio d'Europe 1. Mais, il est trop tôt pour l'envisager."

(Tangi Salaün, édité par Gwénaëlle Barzic)

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