Euronext rachète la Bourse d'Oslo, avec sa trésorerie

LONDRES (Reuters) - Euronext n'a pas besoin de lever de la dette ni de procéder à une augmentation de capital pour financer le rachat du propriétaire de la Bourse d'Oslo pour 625 millions d'euros en numéraire, a déclaré à Reuters le PDG de l'opérateur boursier paneuropéen.

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Euronext rachète la Bourse d'Oslo, avec sa trésorerie
Euronext n'a pas besoin de lever de la dette ni de procéder à une augmentation de capital pour financer le rachat du propriétaire de la Bourse d'Oslo pour 625 millions d'euros en numéraire, a déclaré à Reuters le PDG de l'opérateur boursier paneuropéen. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Euronext, qui exploite les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin, propose 145 couronnes norvégiennes (14,54 euros) par action d'Oslo Bors, soit une prime de 20,8% par rapport au dernier cours de clôture du groupe norvégien vendredi.

"On n'aura pas besoin de recours au marché, on utilisera notre cash", a indiqué Stéphane Boujnah à Reuters.

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Stéphane Boujnah a souligné qu'Euronext entretenait depuis longtemps des contact étroits avec la Bourse d'Oslo, perçu comme un partenaire naturel. Il a ajouté toutefois que l'opportunité d'un rapprochement n'était apparu que six semaines auparavant lorsqu'un groupe d'actionnaires a décidé de céder sa participation.

Après avoir acquis ces titres, Euronext s'est assuré le soutien d'actionnaires représentant 49,6% du capital.

Euronext est particulièrement intéressé par les activités d'Oslo Bors dans les dérivés sur les produits de la mer, ainsi que les services pétroliers et le transport maritime.

Euronext est encore très dépendant de ses activités liées aux marchés actions et à récemment entrepris de se diversifier vers les marchés des changes et en achetant la Bourse irlandaise (ISE), spécialisée dans le marché obligataire.

Stéphane Boujnah a déclaré par ailleurs qu'Euronext prenait très au sérieux la menace d'un "Hard Brexit', une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord.

"Nous espérons le meilleur mais nous nous préparons au pire", a-t-il dit. "Là où nous en sommes, moins de 100 jours avant le Brexit, il semble que la possibilité d'un Brexit sans accord est élevé".

(Julien Ponthus, version française Jean-Michel Bélot, édité par Juliette Rouillon)

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