Eurodollar

La semaine de l'industrie en bourse du 16 au 23 octobre

Partager

Hésitation malgré des indicateurs positifs…allez comprendre

Non je n’irai pas. Malgré des efforts désespérés pour atteindre les 4000 points depuis trois semaines, le CAC oscille ostensiblement entre les 3750 et 3900. Après une semaine faste, la Bourse de Paris oscille depuis lundi entre l’euphorie et la déprime absolue.

A une semaine de bons résultats trimestriels, en particulier les valeurs technologiques (Apple, Google, Intel, ST Micro etc.) et bancaires, succède une semaine plus contrastée. Ainsi les pertes plus fortes que prévues de Boeing, UPS ( - 43% de bénéfices) ou encore Black & Deker, liées aux pertes de crédit des banques américaines plombaient dès jeudi Wall-Street en très net repli. Dans ce sombre sillage, Schneider Electric annonçait une baisse de 17% de son chiffre d’affaires à 3,95 milliards d’euros ; Air Liquide une baisse de 8,2% à 2,98 milliards de dollars, Pernod-Ricard lui chutait de 6% à 1,65 milliards pour son premier trimestre fiscal. L’action du groupe n’a toutefois pas été sanctionnée. Les analystes tablaient en effet sur un recul des ventes de 4,7% contre les 4% réalisés, et le groupe a fait mieux que son concurrent Diageo en repli de 6% de ses ventes. Autre chute, celle de Nexans : 15% de son CA avec 998 millions d’euros. Pire, Thomson voit son chiffre d’affaires baisser de 20% à 803 millions d’euros. Dans ce paysage tourmenté, seul Essilor assurait un quasi stabilité de son CA à 805,1 millions d’euros pour son troisième trimestre fiscal.

Conséquence logique, les valeurs cycliques ont largement été chahutées tout au long de la semaine, en particulier Arcelor Mittal, Alcatel Lucent, Vallourec ou encore Renault. Peugeot et Suez environnement a contrario réalisent de bonnes performances. Autre descente aux enfers pour Haulotte Groupe, spécialisé en chariot élévateurs, dont le titre décline de 10% sur les cinq dernières séances. Le chiffre d’affaires est en lourde baisse, à 58,8% pour s’établir à 48,7 millions d’euros contre 118,1 M€ le même trimestre de l’année précédente.

Des indicateurs conjoncturels positifs. Sauf l’emploi

Bonne nouvelle, le moral des patrons de l’industrie en France repart à la hausse pour le septième mois consécutif selon le baromètre de l’Insee. La phase de rebond mécanique lié à la fin du déstockage, laisse augurer d’une petite reprise de l’activité pour les entreprises dans les mois à venir. En contrepartie, la demande intérieure reste atone.

Du côté américain, la Federal Housing Finance Agency (FHFA) publie son rapport sur les prix de l’immobilier en recul de 0,3% en août comparé à juillet 2009 et de 3,6% sur les douze derniers mois. L’indice global est situé à 10,7% en dessous de son pic d'avril 2007.
A contrario de la baisse accentuée de l’immobilier, les indicateurs avancés américains continuent de remonter. L’indice US des indicateurs avancés ressort en augmentation de 1% en septembre 2009, après un gain de 0,4% en août et une hausse de 1% en juillet 2009. Pour Ken Goldstein, l’économiste du Conference Board ces chiffres suggèrent qu'une reprise économique prend forme. Des propos à pondérer au vu de la rapidité et l’ampleur de la reprise dans les semaines à venir. Déception du côté de l’emploi américain en revanche.

A lire aussi :
Feuilleton eurodollar

%%HORSTEXTE:%%

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS