Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Eurocopter, pégase de la Provence

, , ,

Publié le

Avec le pôle de compétitivité Pégase qu’il a contribué à faire émerger, le fabricant d’hélicoptères se comporte en leader. Il est omniprésent, pas seulement sur les thématiques aéronautiques.

Eurocopter, pégase de la Provence
À Marignane, le projet Henri Fabre, initié par le constructeur, a pour objectif de développer l’aéronautique dans la région.

L’anecdote remonte à 2005. L’État vient de labelliser sept?pôles de compétitivité en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Président de la Mission de développement économique régional, Jean-François Bigay évoque un « résultat inespéré ». Mais l’ancien président d’Eurocopter avoue une déception : l’élimination du pôle essais, simulation et mesures en aéronautique, spatial et défense. « Il est inconcevable que la filière du principal leader mondial de cette région ne fasse pas l’objet d’un pôle », lâche-t-il. Deux ans plus tard, le pôle Pégase, ciblé sur les « aéronefs de mission à usage civil et militaire », obtient sa labellisation. Entre-temps, Eurocopter a repris la main.

Et ne l’a plus lâchée, comme l’a démontré, le 6 juin, l’inauguration du programme immobilier Eurosud, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), imaginé pour relocaliser 400 collaborateurs de sociétés d’ingénierie et études abritées sur son site. « Ces 17 partenaires auront accès à nos réseaux d’échanges de données, à nos moyens industriels… Ce projet se veut un symbole des synergies nouvelles instaurées avec nos 800 sous-traitants », explique Joseph Saporito, le directeur exécutif du groupe, chargé de la supply chain.

Croître ensemble

Le numéro un mondial des hélicoptères agit sur tous les leviers. Son directeur des sites France, Gérard Goninet, préside le pôle Pégase, fort de 300 adhérents. S’il soutient que le pôle n’est pas le « bras armé » d’Eurocopter, Pégase bénéficie de la détermination du groupe à structurer une filière balkanisée. « Eurocopter a besoin de tous les acteurs pour doubler son chiffre d’affaires à l’horizon 2020, rester le leader mondial et inventer les hélicoptères qu’aucun concurrent ne pourra offrir à ses clients », souligne Gérard Goninet.

Pour réussir le projet Hélicoptère du futur, Pégase s’efforce d’identifier des start-up et des PME, même hors aéronautique, pour exploiter les connexions de métiers. Parallèlement, la plate-forme logistique d’Eurocopter et de Daher à Marignane (Bouches-de-Rhône) a posé le premier acte du projet Henri Fabre. Ce technocentre d’ingénierie de services avancés à l’industrie, la mécanique, les procédés et les matériaux du futur doit tirer la filière vers l’excellence. Des PME ont saisi l’intérêt de se trouver près du donneur d’ordres. Oxytronic (équipements embarqués pour l’aéronautique) y a installé une plate-forme internationale d’essais et de mesures électromagnétiques.

Pour aider les PME à moderniser leurs process de production, Eurocopter soutient Inovsys, une plate-forme technologique mutualisée de conception, prototypage, usinage et caractérisation. En matière de formation et d’emploi, on le retrouve à Istres auprès du Centre régional de formation de l’industrie (CRFI). Il travaille avec le rectorat d’Aix-Marseille, Pôle emploi, la chambre de commerce et d’industrie…

Lors de l’inauguration de son usine au Mexique, Eurocopter a ouvert son réseau sur ce marché à trois PME provençales. Début juin, il lançait quatre projets avec Pacte PME et le projet européen SME-Aero-Power, pour « chasser en meute » à l’international. Cet investissement déborde sur des sujets où il exprime ses revendications : la future métropole marseillaise, les difficultés de transport, de logement et de stationnement pour ses collaborateurs. Il est même l’un des partenaires officiels de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture !

En participant à l’amélioration d’un environnement indispensable à son essor, Eurocopter espère que la région se réjouira d’avoir l’équivalent sur son territoire d’un Airbus en Midi-Pyrénées !

Les principaux investissements en cours

  • E.on a entamé la conversion de son unité charbon Provence 4 de sa centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône) en une unité biomasse d’une capacité de 150 MW. Ce chantier, de 230 millions d’euros, doit s’achever mi-2014 pour une mise en service début 2015.
  • La raffinerie Petroineos Manufacturing de Martigues-Lavéra (Bouches-du-Rhône) poursuit sa modernisation. Elle dépense 30?millions d’euros dans la station de traitement de ses effluents et 70 millions d’euros pour remplacer, d’ici à la mi-2015, ses chaudières à fuel par des chaudières à gaz.
  • Elengy prévoit d’investir, entre 2016 et 2019, 500 millions d’euros pour accroître la capacité de son terminal gazier de Fos-Cavaou, tout en poursuivant son projet à Fos-Tonkin. Fos Faster, société de Vopak et de Shell, compte créer le sien à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
  • Parce qu’Iter a besoin de tester et de qualifier avant assemblage certains composants innovants en tungstène, le CEA Cadarache investit 25?millions d’euros dans la transformation sur 2013-2015 du plancher de son réacteur de recherche sur la fusion Tore Supra. 

 

Thales Alenia Space renforce son maillage industriel

Avec plus de 2 000 salariés à Cannes (Alpes-Maritimes), Thales Alenia Space (2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 7 500?collaborateurs) fait profiter de sa belle santé son environnement immédiat. Plus de 500 salariés de sous-traitants interviennent sur son site azuréen. Le leader européen des systèmes satellitaires y investit 8 millions d’euros dans son outil de production et procède à des embauches afin de faire face à ses commandes. Des perspectives favorables qui le conduisent, comme Eurocopter, à s’impliquer dans la montée en compétence de ses prestataires, avec le relais du pôle Pégase. Thales Alenia Space passe, selon les années, de 25 à 40 millions d’euros de commandes aux entreprises de la région. Rien d’étonnant à ce qu’il pilote depuis un an le projet Cap Indus aux côtés de la chambre de commerce et d’industrie Nice Côte d’Azur et de l’Association des partenaires pour la promotion de l’industrie méditerranéenne (APPIM). L’objectif est d’inventorier les compétences industrielles des 300?sous-traitants industriels majeurs de la Côte d’Azur et d’accroître la compétitivité des PME par un accompagnement personnalisé. Thales Alenia Space est en relation avec les pôles de formation et de recherche de Sophia Antipolis, comme l’Inria.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle