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L'Usine Agro

Euralis va fermer deux sites industriels à Dunkerque et Brive

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Le groupe coopératif agricole du sud-ouest Euralis va supprimer 313 emplois et fermer deux sites industriels à Dunkerque (Nord) et Brive (Corrèze) d’ici la fin 2019, en raison d’importantes pertes de son pôle alimentaire.

Euralis va fermer deux sites industriels à Dunkerque et Brive
Le groupe Euralis envisage de supprimer 313 emplois.
© LEBEUF Ulrich - L'Usine Nouvelle

Euralis, groupe coopératif agricole basé à Lescar, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), envisage de fermer deux sites industriels spécialisés dans les plats cuisinés Jean Stalaven à Dunkerque (Nord) et Euralis Gastronomie à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Le groupe, qui réunit environ 12000 agriculteurs et emploie près de 4000 personnes en France, justifie ce projet par d’importantes pertes cumulées par son pôle alimentaire, à hauteur de 63 millions d’euros ces cinq dernières années, et une dette de 186 millions d’euros "qui devient un frein à l’investissement et au développement de ses marques", avance le groupe dans un communiqué diffusé le 9 janvier, un mois avant l’assemblée générale du groupe.

Outre la fermeture des usines de Dunkerque et de Brive-la-Gaillarde, "pour lesquels une recherche de repreneurs serait initiée", Euralis envisage aussi de "repositionner le site Euralis Gastronomie de Sarlat-la-Caneda (Dordogne) sur des petites séries à haute valeur ajoutée, tandis que les usines Jean Stalaven d’Yffiniac (Côtes d’Armor) et Euralis Gastronomie de Maubourguet (Hautes-Pyrénées) se développeraient avec l’intégration de nouvelles activités".

"Les sites industriels connaissent un taux de sous-activité chronique, autour de 50 % en moyenne, et les coûts logistiques sont surdimensionnés par rapport au volume d’activité. De plus, l’activité Traiteur pour les marques distributeurs (MDD) est fortement déficitaire avec 8 millions d’euros de pertes en 2017, ce qui correspond à la quasi-totalité des pertes du Pôle Alimentaire", poursuit Euralis. Le groupe souhaite donc "recentrer [ce] pôle sur des marchés rentables", tels que "des produits plus proches du fait-maison, des recettes plus légères, une réduction de l’usage de conservateurs".

Parallèlement, Euralis envisage de compléter cette "reconfiguration" par un plan d’investissement de 45 millions d’euros sur trois ans, essentiellement tourné vers la modernisation de son outil industriel et de ses systèmes d’information.

Euralis envisage 313 suppressions de postes

Selon Euralis, ce projet se traduirait par la suppression de 313 postes, la création de 157 autres et 44 supplémentaires seraient ouverts au reclassement interne au sein du groupe. Les détails du projet seront soumis aux représentants du personnel à partir du 19 janvier avec le début du processus d’information-consultation. Mise en œuvre de ce plan prévue entre le second semestre 2018 et la fin décembre 2019.

Née et basée dans le Béarn, l’ancienne Coopérative de céréales du bassin de l’Adour, devenue Euralis, a développé ses outils industriels dans le sud-ouest de la France, puis dans l’ouest, après la prise de participation majoritaire au sein du traiteur Jean Stalaven en 2009. En 2017, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 1,42 milliard d’euros, pour un résultat net de 1,7 million d’euros (-6 millions en 2016). L’activité dépend pour plus de 80 % des céréales, de l’élevage de canards à foie gras et de produits traiteurs. Le pôle agricole (production de céréales…) emploie 968 salariés et représente un chiffre d’affaires de 492 millions d’euros. Le pôle alimentaire, axé sur l’élevage de canards à foie gras et les produits traiteur (Maison Montfort, Rougié, Jean Stalaven…) emploie plus de 2700 personnes et représente un chiffre d’affaires de 475 millions d’euros.

Dunkerque surpris par cette annonce

A Dunkerque, l’annonce du projet a surpris. Pas concerné par un précédent plan en 2012, l’usine du Nord avait même recruté (80 salariés, 150 en saison haute) et développé des innovations technologiques (des sauces pour professionnels) récemment distinguées lors du dernier Salon de la restauration et de l’hôtellerie (Sirha).

Le groupe a investi à Dunkerque 1 million d’euros en 2016-2017. L’agence Dunkerque promotion, qui organisait une présentation des pépites de l’industrie alimentaire en octobre, avait prévu une étape sur le site, sur lequel le groupe disait vouloir "injecter un million d’euros supplémentaire durant les deux années suivantes pour concevoir une nouvelle famille de produits agroalimentaires, avec un process à la pointe de l’innovation". La visite a été annulée au dernier moment. Le groupe avait déjà pris la décision de le fermer, reconnaît-on en interne.

Mathieu Hébert

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