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Euralis dément les accusations sur ses foies gras

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Accusé de tromperies sur la fabrication de ses foies gras, le groupe palois se défend et souligne que l’affaire, qui vient d’être classée sans suite par le Parquet de Pau, date d’il y a un an. 

Euralis dément les accusations sur ses foies gras © Asavaa - Wikimedia Commons

"Il n’y a absolument rien de nouveau dans cette affaire qui date d’il y a un an !", se défend-on chez Euralis. Le groupe coopératif palois, connu pour ses marques de foie gras Montfort et Rougié, est accusé depuis avril 2012, par cinq anciens gaveurs, de tromperies dans les méthodes de production et de contournement du label IGP. Une affaire exhumée subitement hier, jeudi 2 mai, par France Bleu Gascogne et reprise en boucle depuis sur France Info.

Le groupe agroalimentaire reconnaît qu’une procédure a été lancée il y a un an, suite à un dépôt de plainte, mais parle "d’accusations infondées". Euralis exerce "un contrôle précis destiné à assurer la parfaite traçabilité des produits". La plainte aurait même été classée sans suite par le Parquet de Pau, la semaine dernière, selon une information de l’AFP.

"Des canards à gaver déjà malades"

Selon France Bleu Gascogne, cinq anciens gaveurs, dont quatre Landais, ont accusé le leader mondial de production de foie gras de "leur avoir fréquemment fourni, via l'une de ses filiales, des canards malades à gaver et de leur avoir demandé de les soigner avec des antibiotiques et du sulfate de cuivre pendant la période de gavage".

"Nous démentons totalement ces accusations", répond le groupe à L’Usine Nouvelle, et qui souligne que dans le cadre de cette affaire, "Luc Lemaire, secrétaire général d’Euralis, a été entendu par la gendarmerie en décembre 2012".

"L’administration d’antibiotiques reste exceptionnelle et ne se fait qu’après intervention vétérinaire et délivrance d’une ordonnance. Dans le cas où un canard aurait reçu un traitement antibiotique, il perdrait son appellation IGP Sud-Ouest. La maladie de Derzy n’a aucune incidence pour l’homme et se traite, le cas échéant, par vaccin et non par prise d’antibiotique", rappelle le groupe coopératif.

Selon le vice-procureur de Pau, Sébastien Ellul, cité par l’AFP, "les vérifications réalisées dans le cadre de l'enquête n'ont pas mis en évidence l'existence d'une infraction qui pourrait être caractérisée (…), l'administration des antibiotiques a été effectuée en conformité avec les normes sanitaires en vigueur". Concernant l'administration de sulfates de cuivre pendant le gavage, c'est "un complément nutritionnel" qui "n'est pas soumis à un contrôle particulier", a précisé le Parquet.

Euralis regrette par ailleurs que ces cinq anciens producteurs qui n’ont travaillé pour le groupe que peu de temps, "diffusent auprès des médias des accusations qui entachent la réputation de la coopérative, de ses 800 producteurs de canards et 5 000 salariés".

Adrien Cahuzac

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