Euralis amorce son redressement

Le groupe coopératif agroalimentaire a vu son activité s’améliorer sur 2012/2013. Une tendance qui devrait se confirmer sur l’exercice en cours qui verra la mise en route de l’usine chinoise de foie gras.

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Euralis amorce son redressement

Les mauvais jours semblent désormais terminés pour Euralis. Sur l’exercice clos au 31 août 2013, le groupe coopératif palois a entamé son redressement. Certes, les chiffres restent encore modestes, mais la tendance est là. Le chiffre d’affaires brut passe à 1,544 milliard d’euros (1,317 milliard d’euros en valeur nette), contre 1,538 (1,314 milliard d’euros en net) sur l’exercice précédent.

Le résultat net s’améliore de 12 millions d’euros passant d’une perte de 10 millions à un résultat positif de 2 millions sur l’exercice 2012/2013. L’activité est tirée par le pôle agricole, dont le chiffre d’affaires augmente de 2,8 % à 622 millions d’euros et par le pôle semences, dont le chiffre d’affaires progresse de 13 % à 169 millions.

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Redressement de Montfort fin 2013

En revanche, le pôle alimentaire est lui, toujours à la traîne, avec un recul de 6,3 % à 486 millions d’euros. Mais Pierre Couderc, le directeur général du groupe veut croire à son redressement. "Sur nos segments prioritaires, nous avons vu l’activité s’améliorer sensiblement : +4 % sur les ventes vers les bouchers traiteurs de Jean Stalaven et +4 % pour l’activité coupe/ frais emballé".

L’amélioration devrait être plus sensible encore sur l’exercice en cours 2013/2014. "Dans le foie gras, Montfort a vu ses ventes en valeur bondir de 29 % en GMS sur la période entre septembre et décembre 2013, dans un marché atone", se félicite le directeur général du groupe. Une évolution due, selon lui, au repositionnement de la marque, selon différentes forces de goût, "à la façon Nespresso". Pierre Couderc salue également l’effort réalisé dans les usines du pôle en matière de réduction des coûts. "3 millions d’euros ont été gagnés sur les achats et la productivité dans le sites industriels", affirme-t-il.

Un poste de directeur industriel a été créé en mars 2013, en la personne de Christophe Basile, sur le pôle alimentaire tandis que les achats ont vu l’arrivée d’un nouveau directeur en juin, "qui a permis d’améliorer les positions de la division en matières d’achats, avec un partenariat avec un spécialiste du benchmarking". Parallèlement, la restructuration du pôle, qui avait vu la fermeture de plusieurs sites, est en cours d’achèvement. La dernière phase devrait être le transfert des activités charcuteries et plats cuisinés de Saint-Brieuc vers Yffiniac (Côtes d’Armor) d’ici à la fin 2014.

L’usine chinoise de foie gras opérationnelle en juin 2014

L’exercice en cours devrait confirmer le redressement du groupe et particulièrement du pôle alimentaire. Il sera également marqué par un important programme d’investissements de 40 millions d’euros, en hausse de 38 % par rapport à 2012/2013. 9 millions devraient être consacrés au pôle semences pour augmenter les capacités de production à Lescar (Pyrénées Atlantique) et en Ukraine, 7 millions dans la partie agricole dans des silos notamment et 15 millions pour le pôle alimentaire.

Ce dernier verra la mise en route en juin 2014 de l’usine chinoise du groupe de foie gras, à Lianyungang entre Pékin et Shanghai. Construite de façon modulaire, elle devrait permettre d’abattre et transformer 500 000 canards par an dans un premier temps, puis 1 million à terme, destinés au secteur de la restauration, avec la marque Rougié. "Nous avons reproduit les mêmes conditions d’élevage et d’abattage qu’en France, avec une ferme et un atelier d’engraissement dont nous sommes propriétaires", a insisté Pierre Couderc. 300 000 canards devraient être abattus durant la première année d’exercice.

Dans un second temps, le groupe devrait nouer des partenariats avec des coopératives locales de producteurs pour lui fournir des canards, en suivant un cahier des charges Euralis.

Adrien Cahuzac

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