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[étude exclusive ADP] Un Européen sur trois déclare avoir été déjà discriminé au travail

Christophe Bys

Publié le

Une étude européene réalisée par ADP révèle qu'un Européen sur trois estime avoir déjà été victime de discrimination. L'âge et le genre sont - et de loin - les deux principales sources de traitement différencié.

[étude exclusive ADP] Un Européen sur trois déclare avoir été déjà discriminé au travail © Fotolia

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

ADP, spécialiste de la gestion des ressources humaines, a réalisé un livre blanc sur la main d’œuvre en Europe, dont il publie ce mercredi 28 février un extrait portant sur les discriminations. Il en ressort qu’un salarié sur trois en Europe (1) indique avoir déjà été discriminé au travail. C’est la même proportion que celle avancée par le baromètre des discriminations réalisé pour le défenseur des droits en France. C’est exactement le même chiffre qui ressort : 34 % !

Et le premier critère discriminatoire est… l’âge suivi par le sexe. Derrière on trouve par ordre décroissant le parcours, l’éducation l’appartenance ou encore la race, la religion ou la sexualité. Il y a un net décrochage, les deux premiers critères se situant aux alentours de 10 % quand les suivants tournent autour de 5 %. La raison réside sûrement dans le fait qu’il est possible de dissimuler ou taire son orientation sexuelle ou sa religion. Cela est nettement moins aisé pour l’âge et encore moins possible pour le sexe.

Discrimination sur l'âge : les jeunes aussi !

Sur l’âge, l’enquête d’ADP révèle que près d’un salarié sur 5 (18 %) estime que son âge est un frein à la progression de sa carrière. Plus étonnant encore, il y aurait un double phénomène de discrimination sur l’âge : pour les plus anciens et pour les plus jeunes. ADP estime que la part de moins de 25 ans et de plus de 55 ans se déclarant discriminés à cause de leur âge est la même : 17 %. Il est plus que probable que ce ne sont pas les mêmes problèmes : d’un côté l’impatience de la jeunesse qui estime ne pas se voir confier les missions qu’elle mériterait d’avoir, de l’autre des seniors placardisés en attendant la mise à la retraite.

Sur ce dernier critère, 12 % des femmes estiment que leur genre a été discriminant, quand seulement 3 % des hommes sont dans cette situation. Sur la question des écarts salariaux entre les hommes et les femmes, 53 % des Européens estiment que la publication de rapports sur le sujet est inutile.

A l’inverse, c’est en France que la plus grande proportion de personnes soutient l’idée d’une loi obligeant à la publication des écarts. 32 % des Français y sont favorables et 29 % des Suisses. Aux Pays-Bas, on ne trouve que 8 % de personnes soutenant de tels dispositifs et 14 % au Royaume-Uni.

(1) Etude menée auprès de 8 807 adultes actifs résidant dans sept pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse.

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