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Étranges nourritures : Bioplastic Fantastic, des appareils à dévorer... des yeux

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Série d'été Sixième épisode de notre série d'été, consacrée à ces innovations agroalimentaires parfois étranges qui pourraient bientôt faire leur apparition dans vos assiettes. Aujourd'hui, Bioplastic Fantastic. Ces appareils futuristes sont capables de produire de manière 100% synthétique de l'eau, des fibres, du sucre, du gras… En bref, tout ce dont le corps humain a besoin pour vivre. Ces beaux objets, conçus par la designer Johanna Schmeer,  pourraient un jour trouver leur place dans nos cuisines.

Étranges nourritures : Bioplastic Fantastic, des appareils à dévorer... des yeux © Johanna Schmeer

Rhod, Cyan, Pseu, Caul, Gluc, Lith, Lact… Ces termes énigmatiques ne sont pas des noms de divinités du panthéon grec. Ils ont été utilisés par la designer et chercheuse allemande, Johanna Schmeer, pour baptiser la série de sept appareils de la cuisine de demain, qu'elle a conçue dans le cadre de ses études au Royal College of Art de Londres.

Bioplastique et enzymes

Comme le montre la vidéo ci-dessous, chacun de ces petits engins est capable de produire, grâce à une photosynthèse artificielle, l'une des catégories de nutriments essentiels pour l'organisme : eau, vitamines, fibres, sucre, gras, protéines et minéraux. Les machines sont en matière bioplastique, mélangée avec des enzymes.

Bioplastic Fantastic - Between Products and Organisms from Johanna on Vimeo.

Johanna Schmeer n'est pas magicienne. Pour parvenir à ce résultat, elle a exploité les avancées réalisées dans le secteur des nanotechnologies par Russell Johnson. Le scientifique est parvenu à produire des cellules biologiques à partir de machines en plastique, en passant par un processus technique complexe.

70% de nourriture en plus en 2050

Œuf d'autruche géant rose et rouge, boule en plastique d'une blancheur laiteuse… Comme le montre la photo ci-dessous, les appareils conçus par la jeune femme, mi-artiste mi scientifique, sont esthétiques. Elle souhaite qu'ils se fondent au mieux dans l'environnement quotidien de ses potentiels utilisateurs, qu'ils puissent les adopter facilement, à l'heure où les besoins alimentaires de l'humanité explosent.

"Les Nations unies estiment que le monde devra produire 70% de nourriture suplémentaire (mesurée en calories) d'ici 2050. Donc au lieu d'essayer de comprendre comment cultiver toujours plus, nous avons peut être intérêt à repenser entièrement la nourriture", explique Johanna Schmeer, dans un article du site Industry leaders magazine.

Lélia de Matharel

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