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Etats-Unis : les craintes d’une reprise trop molle se durcissent

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Ce 26 août 2010, les déclarations que s’apprête à faire le président de la FED, Ben Bernanke, sont très attendues. Il existe en effet des incertitudes quant à la capacité de l’Amérique à s’engager sur la voie d’une reprise au long terme. Toutefois, les bons résultats obtenus par maintes compagnies américaines devraient avoir un impact non négligeable sur l’ensemble de l’économie. Les plus optimistes tablent sur une croissance du PIB de 3 % cette année.

Etats-Unis : les craintes d’une reprise trop molle se durcissent © Reuters

En cette fin d’août, les autorités américaines sont attendues au détour du chemin : elles doivent clarifier la situation, assez confuse et incertaine, régnant sur le terrain économique. On attend donc avec une certaine impatience les déclarations de Ben Bernanke, le président de la FED, la Banque centrale américaine. Des craintes se font jour quant à la capacité de la première économie mondiale à rebondir durablement, après une année 2009 qui s’était avérée désastreuse, avec un recul du PIB de 2,6 %.

Pour ce qui est du deuxième trimestre 2010, le département du Commerce avait fait une prévision initiale sans doute beaucoup trop optimiste : 2,4 % (par rapport au trimestre antérieur). Tout laisse à penser qu’en réalité le PIB américain a progressé de «seulement» 1,4 % entre avril et juin. Il s’agit bel et bien d’un essoufflement, quand on songe, comme le rappelle Jean-Luc Proutat, économiste à la BNP Paribas, aux 3,7 % de croissance enregistrés au premier trimestre 2010 (en comparaison avec le dernier trimestre 2009).

Toujours selon ce spécialiste de la conjoncture, même si l’économie américaine devrait souffrir quelques égratignures supplémentaires au second semestre, les Etats-Unis pourraient bien afficher une envolée de 3 % de leur PIB pour l’ensemble de l’année. «Cette perspective n’a rien d’ahurissante», garantit Jean-Luc Proutat.

L’immobilier en mauvaise posture

Malgré tout, les craintes se multiplient quant aux difficultés, pour le marché américain, à retrouver un second souffle sur la durée. Ce d’autant plus que le robinet des aides publiques dans toutes sortes de secteurs est en train de se fermer. Un dur retour à la réalité.

Tout au long des dernières semaines, plusieurs résultats ont conforté le scénario d’une «reprise molle» annoncée par les plus pessimistes. Par exemple, les commandes de biens durables ont fait un timide pas en avant, soit +0,3 % en juillet, après deux mois de marche arrière.
Pire : le secteur de l’immobilier n’a pas retrouvé la vigueur espérée, alors qu’il est considéré comme l’un des moteurs de la reprise. Il semble de plus en plus que les Américains ne veulent pas accroître leur endettement pour acquérir un toit. L’encours de leurs crédits à la consommation, qui a reculé ces cinq derniers mois, s’est contracté de 16 % depuis 2007, quand la récession a commencé à sévir. Et le spectre du chômage s’aggrave :  «A la fin de l’année, prédit Michael Carey, économiste au Crédit Agricole à New York, il devrait toucher 9,5 % des Américains. Cela n’incitera pas la consommation à repartir.»

«Les grandes entreprises reconstituent leurs marges»

Parmi les raisons d’espérer : «Les grandes entreprises américaines, dont plusieurs dans l’industrie, ont publié des résultats très satisfaisants», témoigne Jean-Luc Proutat. Ford, Caterpillar, UPS, 3M, Dupont, Texas Instrument… «Elles ont pu reconstituer leurs marges, en particulier grâce à leur dynamisme sur les marchés étrangers. Inexorablement, ces groupes vont réinvestir dans l’appareil productif, ce qui contribuera à donner davantage de ressort à l’ensemble de l’économie.»
Michael Carey cite un chiffre qui revêt toute son importance, dans le contexte actuel : au deuxième trimestre 2010, les investissements dans les équipements et les logiciels faits par les entreprises avaient progressé de 20 % sur les douze mois écoulés.

Enfin, il ne faudrait pas forcément penser qu’une croissance moindre de l’économie américaine puisse compromettre les chances d’une vraie reprise à l’échelle planétaire. Jean-Luc Proutat se veut rassurant : «Même s’ils demeurent la première économie, les Etats-Unis ne sont plus la locomotive de la croissance mondiale. Les moteurs de celles-ci se sont déplacés ailleurs. Il faut compter, plus que jamais, avec les performances de pays tels que la Chine et le Brésil

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