Et vogue le nautisme… qui retrouve son allure d’avant crise

La Fédération des industries nautiques a présenté, mercredi 5 septembre, les résultats du secteur sur la saison 2016/17. La croissance est au rendez-vous grâce à l’international, car le marché français reste fragile.

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Et vogue le nautisme… qui retrouve son allure d’avant crise
Les industriels tricolores ont le vent en poupe.

Dix ans pour retrouver son niveau d’avant crise ! Les industriels français du nautisme ont dû ramer avec des vents contraires pour retrouver un rythme de croisière. "La saison 2016/17 clôture une décennie tourmentée, mais qui a permis à la filière de retrouver le niveau de 2008 avec un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros [1,8 milliard pour la seule filière industrielle nautique] et 41 500 emplois", se réjouit Yves Lyon-Caen, le président de la Fédération des industries nautiques (FIN).

L’international, bouée de secours de l’industrie française
Si les industriels français ont retrouvé des couleurs, ils le doivent essentiellement au développement de leurs activités internationales, à l’image de Beneteau, en pleine forme qui a recruté cette année 500 salariés en France et 200 à l’étranger. En dix ans, la part des exportations des industriels tricolores est passée de 62 % à 75,1% de leur chiffre d'affaires. Avec deux grands marchés : l’Amérique du nord (40 %) et l’Europe (40 %), sans oublier la Chine.

En France, si le chiffre d’affaires est en très légère progression (+ 1%) avec un niveau en valeur qui atteint 80% de celui de 2008, le nombre d’unités vendues a été divisé par deux depuis cette période et plafonne aujourd’hui à 10 000 bateaux. "Il existe une très forte corrélation entre la croissance économique et le marché nautique, indique Yves Lyon-Caen à l’Usine Nouvelle. Et la France est restée à la traîne. Il faut maintenant attendre les résultats des mesures pour stimuler la croissance."

Si le marché du bateau neuf parait s’essouffler, il faut savoir que celui de l’occasion est sept fois plus important. Un navire est revendu six ou sept fois au cours de son existence.

Pour la saison 2017/18, l’optimisme est de mise à la FIN. "On va enregistrer au moins un millier d’emplois supplémentaires et le chiffre d’affaires devrait croître d’environ 5 % pour atteindre 5,3 à 5,5 milliards d’euros", confie le président de la Fédération. Des vents favorables qui ne demandent qu’à se poursuivre.

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