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L'Usine Aéro

Et si vous plaquiez tout pour l'aéro ?

Cécile Maillard , , ,

Publié le

L’aéronautique recrute. Si ce secteur tente le cadre de la chimie, de l’énergie, de l’automobile que vous êtes, une étude de l’Apec liste les compétences recherchées.

Et si vous plaquiez tout pour l'aéro ?
Les besoins actuels du secteur concernent davantage l’industriali-sation des produits que la conception.
© D.R.

Les entreprises citées

Airbus augmente ses cadences, ses sous-traitants embauchent… ou essaient. Car l’aéronautique peine à recruter les compétences dont elle a besoin. Les entreprises du secteur se tournent donc vers des salariés venus d’ailleurs, qu’elles forment. À condition qu’ils possèdent des compétences transférables. L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) les a classées en trois grandes catégories.

L’expertise technique

C’est évidemment la condition première, pour un secteur très technologique. Plusieurs expertises sont recherchées :

Une connaissance des matériaux et procédés (fusion, soudage, thermoformage). L’amélioration des matériaux est un défi technologique majeur, tout expert du sujet sera le bienvenu. Notamment la double compétence métaux-composites.

Une maîtrise des outils et logiciels utiles à l’avionique. Informatique, électronique, équipements électriques s’imposent dans l’aéro. Certains logiciels sont utilisés dans plusieurs secteurs et permettent aux ingénieurs en électronique de puissance, aux ingénieurs calcul, aux programmeurs des machines à commande numérique d’envisager une reconversion. C’est surtout vrai pour ceux venus de l’automobile, moins pour ceux du nucléaire.

Les compétences des ingénieurs des bureaux d’études, les concepteurs en mécanique ou thermodynamique, intéressent l’aéronautique pour ses fonctions de conception-recherche. Mais l’heure est à la production, ces spécialistes devront attendre la fin de ce cycle industriel et le début du suivant pour rejoindre l’aéronautique. Soit cinq ans, selon Airbus et Safran, quand il sera temps de réfléchir à l’avion de 2025.

Les compétences transversales

Elles ne suffisent pas, mais facilitent les passerelles.

Une expérience dans un autre univers très normé, très contraint par les contrôles, références, certifications, sera le signe que le candidat sait respecter un cadre exigeant.

Connaître la production en petite série… Comme ceux de l’aéronautique, les salariés venus du ferroviaire savent travailler sur de petites quantités et un temps long. Un atout.

… ou la production en grande série. C’est une tendance nouvelle : le temps de l’aéronautique est de moins en moins artisanal, et on parle aujourd’hui de « moyenne série ». Le secteur recherche des cadres qui connaissent les cycles de production courts, des spécialistes de l’industrialisation et de ses méthodes, des techniciens qualité ou logistique. Beaucoup de secteurs en possèdent.

Avoir une expérience de management d’équipe et de projets. Pas réservée à l’aéro, la gestion de grands projets complexes intéresse ce secteur, dont les équipes, internationales, atteignent facilement 300 à 400 ingénieurs.

Parler couramment anglais. Évident, mais pas partagé par tous les cadres.

Les aptitudes personnelles

La capacité d’adaptation est indispensable à toute mobilité sectorielle. Entrer dans l’aéro constitue un choc culturel, que tous ne savent pas encaisser. Pour éviter les échecs, les recruteurs tentent d’apprécier l’aptitude du candidat à intégrer rapidement le changement.

Cette mobilité professionnelle sera aussi géographique : l’Ile-de-France et l’Occitanie emploient plus de la moitié des salariés de l’aéronautique. Mais chaque région tente de développer sa filière. 

« Des spécialistes du lean manufacturing »

À Toulouse, le directeur de Michael Page Sud-Ouest, Pierre Lacazedieu, confirme la forte appétence du secteur aéro pour les métiers qui accompagnent la montée en cadence de la production : « Il recherche surtout des profils pour les fonctions support que sont la supply chain, le lean manufacturing, la qualité fournisseurs. Les cadres de l’automobile, précurseurs en lean manufacturing, sont prisés. Les sous-traitants investissent dans l’automatisation et la digitalisation. Ils sont à l’affût de nouveaux profils pour leurs systèmes d’information. En revanche, pour les métiers du composite, nos clients nous demandent des candidats qui connaissent les composites… Difficile d’en trouver ailleurs que dans l’aéronautique. » 

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