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L'Usine Energie

Et si les djihadistes fabriquaient une bombe sale…

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Le scénario d’un attentat nucléaire lancé par les terroristes de l’Etat Islamique est loin d’être une simple hypothèse, à en croire plusieurs dirigeants réunis à Washington dans le cadre d’un sommet sur la sécurité nucléaire.

Les 30 et 31 mars, plusieurs dirigeants mondiaux sont réunis à Washington autour de Barack Obama, le Président des Etats-Unis, à l’occasion d’un sommet international sur la sécurité nucléaire, le quatrième du genre depuis 2010. Cette édition est marquée, entre autres, par la menace terroriste et djihadiste. Les attentats de Paris en 2015 et en Belgique en mars 2016, deux pays nucléarisés, ont attisé ces inquiétudes.

La crainte n’est pas tant une attaque sur une centrale nucléaire, que la possibilité pour un groupe terroriste de récupérer des matières radioactives afin de créer une bombe sale. Il s’agit d’une bombe avec un explosif classique qui pulvérise une quantité importante de particules irradiantes. Or l’accès à ces matières est loin d’être impossible, assure l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

La question de la prolifération

La prolifération des matériaux radioactifs reste une préoccupation majeure de l’agence qui, depuis 20 ans, rapporte presque 3 000 cas de vols ou de pertes de substances irradiantes, parfois dans des zones où l’Etat Islamique est présent comme l’Irak. La prévention de cette prolifération passe par des accords internationaux. Dans le cadre d’un rendez-vous bilatéral avec François Hollande, Barack Obama a souligné l’effort réalisé dans le cadre des échanges transatlantiques.

Suite aux attentats de Bruxelles le mardi 22 mars, les autorités belges ont saisi des dizaines heures d'enregistrements visant un responsable de l’industrie nucléaire du pays, lors d’une perquisition. En France, le survol des installations nucléaires fin 2014, et à nouveau en mars 2016, soulève également des interrogations. Les auteurs n’ont pas été identifiés. Les autorités redoutent que les survols visent à observer les dispositifs de sécurité des installations nucléaires françaises. Plutôt  qu’une attaque directe sur les centrales. 

La bombe nord-coréenne

En fin de sommet, vendredi soir, Barack Obama devrait participer à une conférence de presse. Outre la menace du terrorisme djihadiste, le Président américain devrait aussi revenir sur le cas de la Corée du Nord qui, depuis début 2016, a multiplié les menaces nucléaires envers ses voisins. Récemment, Pyongyang affirmait même avoir fait exploser sa première bombe H.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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12/04/2016 - 11h53 -

Une usine atomique est une bombe sale ralentit. Bombe sale, parce qu'elle explosera au sol comme celle de Tchernobyl ou celle (qui n'explosa finalement pas) de Three Miles Island. Il suffit de placer une amorce où il convient ou de détruire l'installation qui refroidit le cœur du réacteur, et l'usine saute polluant quelques centaines de km alentour.
Par ailleurs, les barreaux d'uranium tirés du réacteur sont transportés par voie terrestre. Quel dispositif de garde est actuellement utilisé, maintenant que le 7ème RCPS n'existe plus ?.
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