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L'Usine de l'Energie

Et si le moratoire sur la taxe carbone était une bonne nouvelle...

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Analyse De mauvaise nouvelle pour le climat, le gel de six mois de la hausse des taxes sur les carburants peut être transformé en une opportunité de rendre plus juste la transition énergétique de la France.

Et si le moratoire sur la taxe carbone était une bonne nouvelle...
Edouard Philippe a annoncé le 5 décembre un moratoire de six mois sur la taxe carbone.
© Matignon

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Mauvaise nouvelle pour le climat, le gel de six mois annoncé par le gouvernement français pour tenter de calmer le mouvement de contestation sociale des Gilets jaunes, l’est assurément. En pleine COP24, qui se déroule à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre 2018, c’est un signal désastreux de la part d’un pays qui se voulait être le chef de fil de la lutte contre le réchauffement climatique après le retrait annoncé des États-Unis de l’Accord de Paris. C’est le signe qu’Emmanuel Macron n’a pas réussi à transformer son slogan "make our planet great again" en une politique de transition énergétique acceptable socialement en France.

Six mois pour faire de la pédagogie...

Il n’est peut-être pas trop tard. Ce coup de frein dans la trajectoire d’augmentation de la taxe carbone, rebaptisée "contribution énergie

climat" par Bercy peut être une chance. "Cette période est une opportunité", a réagi Jean-Louis Bal, président du syndicat des énergies renouvelables, quelques heures à peine après l’annonce du moratoire par le Premier ministre Edouard Philippe, le 5 décembre, lors d’un entretien accordé à L’Usine nouvelle. Selon lui il faut profiter de ce temps "pour mettre en place des dispositifs d’accompagnement et faire de la pédagogie sur ceux qui existent" mais aussi "pour que la fiscalité écologique ne soit plus perçue comme uniquement punitive". Il a même une idée derrière la tête. "Comme la TVA, la fiscalité écologique n’a aucun caractère redistributif. Il faut l’apporter durant ces six mois", propose le président du SER.

... reconstruire une fiscalité verte juste...

Jean-Louis Bal n’est pas le seul à positiver. Le même jour, Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, l’association de collectivités locales et entreprises pour la transition énergétique, voyait lui aussi le verre à moitié plein. "Si la suspension est là pour récréer les règles, si on peut en profiter pour reconstruire le logiciel, cela peut être salvateur", a lancé Nicolas Garnier, après avoir lui aussi regretté cette "mauvaise nouvelle, car on a tous été favorables à une fiscalité carbone".

... et s'inspirer des solutions du terrain

Certes, six mois, c’est bien court pour faire la pédagogie de ce que signifie économiquement et socialement, en termes concrets, au-delà des petits gestes du quotidien, la transition énergétique. Mais la concertation qui s’engage est une occasion unique pour la société civile déjà largement engagée, avec des solutions concrètes, dans ce nouveau schéma de vie, de remonter au plus au niveau de l’État ses bonnes pratiques et ses idées. Charge à Matignon et l’Élysée de ne pas laisser Bercy torpiller toutes les idées neuves qui pourraient émerger.

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