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Et maintenant… les réseaux d’objets connectés

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L’émergence de vastes réseaux d’objets connectés et de capteurs va obliger le secteur à recourir à la simulation, raconte Michel Genard, de Wind River.

Et maintenant… les réseaux d’objets connectés
Les outils de simulation de réseaux d’objets connectés sont prêts… mais peu utilisés. «?On est encore dans l’évangélisation?», confie Michel Genard, de Wind River. Certains pionniers s’y mettent néanmoins. «?Nous travaillons déjà avec un acteur japonais qui a créé un compteur intelligent avec un industriel européen. Il a simulé 1?000 compteurs sur un système pour voir en amont comment le système allait réagir, pour évaluer l’impact de la puissance du signal radio sur la configuration, celui de la météo, de l’environnement, du positionnement des bâtiments…?» 
© crédit photo

Les entreprises citées

Dans l’internet des objets, pour l’instant tout va bien. Les déploiements de réseaux de capteurs et d’objets connectés en sont encore, le plus souvent, au stade de l’expérimentation à petite échelle. Mais avec l’accélération attendue des projets internet des objets (IoT) dans la smart city, dans le commerce et dans l’industrie 4.0, et avec l’intégration de capteurs dans la logistique (au cœur des infrastructures routières, aéroportuaires…), des centaines de millions d’objets vont être connectés. Les interconnexions de réseaux vont se ­généraliser, donnant naissance à des systèmes de systèmes de plus en plus complexes. Il faudra superviser à la fois le déploiement des objets eux-mêmes, leur configuration logicielle, le lien avec les passerelles et concentrateurs et la communication avec les centraux situés dans le cloud. Un véritable défi. « Le plus compliqué n’est pas de connecter indépendamment des millions, voire des milliards d’objets, mais de créer des millions de systèmes qui dépendront ­eux-mêmes de millions de systèmes », prévient Michel ­Genard, un Français exilé en Californie qui dirige le département Simulation & lifecycle solutions de l’américain Wind River, une division d’Intel dans l’informatique embarquée. Pour créer de la valeur à partir de l’IoT, il faudra imaginer des réseaux toujours plus intelligents, donc complexes. « On parle de systèmes capables de détecter des pannes, d’alerter, de se reconfigurer, ceci de façon totalement automatique, à grande échelle, sur des milliers d’objets et de capteurs », résume-t-il.

La simulation très en amont

Le meilleur moyen de parvenir à créer ces systèmes performants serait d’utiliser la simulation très en amont des projets pour dessiner, configurer, dimensionner son système, le simuler au niveau fonctionnel, sur des cas d’usage, pour être prêt dès le déploiement. Il est d’ores et déjà possible de simuler dans le monde virtuel toutes les composantes d’un système physique : chaque objet y est reconstitué avec son logiciel, sa mémoire, son processeur, sa batterie, sa puce radio… L’environnement du réseau est également recréé pour tenir compte des conditions réelles. Il est donc possible de concevoir l’architecture d’un réseau puis de la soumettre à une batterie de tests pour voir comment chaque élément réagit. Plus on anticipe par simulateur, plus on se prémunit de pannes et de bugs. Mais il est impossible de tout anticiper. La simulation est donc un outil mobilisable tout au long du cycle de vie du réseau. « Par essence, un système IoT n’est jamais fini, insiste Michel Genard. Le service cloud va mettre à jour l’application régulièrement. »

Recréer une panne pour la comprendre

L’outil sera également très utile en cas de panne. « On va pouvoir reproduire une panne en simulateur. C’est un peu comme le film “Avatar” : on a un monde réel et un mode virtuel qui tournent en même temps. La simulation nous donne le contrôle sur le temps, grâce à une puissance de calcul infinie. On peut appuyer sur pause, revenir en arrière ou accélérer, détaille le spécialiste de Wind River. On fait en 1 seconde ce qui normalement en prend 100 ou 1 000. » Cela fonctionne lorsqu’un incident est repéré « dans la vraie vie » ou de façon prédictive. Un investissement nécessaire, surtout si on le met en rapport avec le coût d’une éventuelle panne massive. « Avoir le contrôle du temps, cela n’a pas de prix. Il faut raisonner en termes de coût de l’échec, d’impact sur la partie business, et non en coûts de développement », tranche Michel Genard. Un facteur d’autant plus important pour les réseaux de capteurs liés à des activités critiques, comme l’eau et l’énergie, pour lesquels les problématiques de sécurité sont cruciales. 

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