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L'Usine de l'Energie

Et le deuxième appel d'offres pour l'éolien offshore est attribué au champion français de l'énergie Areva

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

Le consortium mené par GDF Suez a raflé la mise, mercredi 7 mai, dans le deuxième appel d’offres français pour l’éolien en mer. Les deux champs du Tréport et de Noirmoutier seront équipés par Areva. Une rude défaite pour Alstom.

Et le deuxième appel d'offres pour l'éolien offshore est attribué au champion français de l'énergie Areva © D.R. - Areva

Un groupe comme Alstom vit essentiellement de la commande publique. Le hasard du calendrier est venu le rappeler alors que l’industriel a vu le gouvernement faire irruption dans son projet de cession de sa branche énergie à General Electric. Quelques heures après que Patrick Kron a justifié le démantèlement d’Alstom devant la presse lors de la présentation des résultats annuels du groupe, Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a dévoilé les lauréats du deuxième appel d’offres français pour l’éolien en mer. Le turbinier Areva rafle la mise avec le consortium GDF Suez-EDP Renewables-Neoen Marin qui gagne les deux champs en jeu face à Alstom et EDF Energies nouvelles. Sa future éolienne géante de 8 MW équipera les champs du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée), de près de 500 MW chacun.

Ségolène Royal, qui avait pris soin de s’entourer des représentants du consortium vainqueur comme du perdant, a tenté de tempérer la défaite d’EDF-Alstom en rappelant l’attribution de trois champs sur quatre à EDF-Alstom lors du premier appel d’offres. Cette deuxième compétition dans l’éolien offshore "a permis une répartition équitable [des projets] entre deux consortiums qui s’affirment comme les champions des énergies renouvelables en mer", a déclaré la ministre. Avant de prendre l’assistance à témoin : "Vous avez devant vous une force de frappe industrielle unique." Reste que la compétition a été acharnée autour du champ de Noirmoutier (GDF Suez était grand favori pour le Tréport) avec "un lobbying intense jusqu’au bout", selon l’un des protagonistes du dossier. Elle a laissé des traces.

Les tensions entre Alstom et le gouvernement

Si le directeur général d’EDF EN a été bon perdant en félicitant GDF Suez et Areva, la pilule a semblé plus dure à avaler pour Jérôme Pécresse, le patron de la branche énergies renouvelables d’Alstom. S’il a félicité "Areva, qui a eu l’audace de proposer une turbine de 8 MW", c’est pour ajouter immédiatement qu’Areva "va maintenant avoir à faire les efforts et les lourds investissements nécessaires pour la transformer en réalité industrielle". Rappelant qu’Alstom avait déjà démarré la construction d’usines d’éoliennes en France, Jérôme Pécresse s’est ensuite adressée à la ministre : "Construire des usines, c’est bien, mais, si je puis me permettre, les charger, c’est mieux. […] La décision d’aujourd’hui ne contribue pas à un soutien fort à cette question de charge ni à nos décisions futures d’investissement." Les relations d’Alstom avec le gouvernement semblent rester assez tendues…

Le projet de cession à General Electric a-t-il joué dans la défaite d’Alstom ? Ségolène Royal évacue la question. Quelques minutes plus tôt, elle avait précisé qu’elle avait suivi dans son choix l’avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Elle avait recommandé d’attribuer les deux champs au consortium de GDF Suez. Tout en prenant soin de préciser qu’elle aurait pu ne pas suivre cet avis. Interrogé en marge de la conférence de presse, un bon connaisseur du dossier résume l’impact de l’affaire Alstom-GE : "La ministre avait peut-être moins de raison d’aller contre l’avis de la CRE. Ce qui est sûr, c’est qu’Areva est un champion de l’énergie qui restera français !"

Manuel Moragues

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