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Et la lumière fut

Guillaume Dessaix

Publié le

Et la lumière fut
Au XIXe siècle, en Angleterre, les usines font leur révolution.

L’ingénieur William Fairbairn, accompagnés des architectes Lockwood et Mawson, se rend à Londres. Tous trois sont missionnés par un riche industriel du textile qui souhaite s’étendre. Et comptent acheter des bâtiments utilisés lors de la Grande Exposition universelle des travaux de l’industrie de 1851, afin de les réemployer. Mais ils sont bien déçus. Les édifices ne semblent pas assez résistants au poids des métiers à tisser et à leurs vibrations. Fairbairn milite alors pour la solution qui lui semble la meilleure. Celle qu’il défend depuis des années.

La révolution industrielle est en marche. Et la composition de l’espace de production est à revoir. Deux objectifs sont à atteindre : plus de solidité certes, mais surtout davantage de luminosité. Inviter dans ces immenses salles de travail le maximum de lumière naturelle possible. L’utilisation de la vapeur, liée aux techniques modernes de diffusion de l’énergie, impose aux usines une architecture toute horizontale. Ces nouveaux ateliers supposent un éclairage inédit, à une époque où l’électricité reste balbutiante. Où les lampes à huile, le gaz, parfois la bougie, éclairent de tous leurs faibles feux. Fairbairn serait le premier à concevoir alors une toiture à redans partiels. C’est-à-dire un shed, un toit à deux versants. Sur la partie inclinée de 30 degrés, de grandes vitres orientées vers le nord, où la lumière y est la plus uniforme et constante. Pas de chaleur excessive ni de rayonnement aveuglant. L’autre versant est souvent vertical. Exposé au sud mais recouvert de tuiles, il met les ateliers et les ouvriers à l’ombre. Les longerons supportant la structure sont tapissés de plâtre, puis peints en blanc pour absorber toujours plus de lumière. Une clarté d’intérieur.

La campagne anglaise, elle, se noircit à la fin de ce XIXe siècle. Les bâtiments traditionnels hauts de plusieurs étages s’accordent désormais aux grandes halles d’un seul tenant aux toits si particuliers. Des fabriques en dents de scie accompagnées d’une longue cheminée sombre, devenues depuis la représentation typique de l’usine. Un symbole. Mieux, un pictogramme. ??

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