Est-il judicieux d’acheter sa voiture aux enchères ?

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Publi-rédactionnel Certaines entreprises choisissent le mode des enchères pour renouveler leur flotte automobile. Si l’idée peut-être séduisante sur le papier, elle n’est cependant pas dénuée de tous risques…

Est-il judicieux d’acheter sa voiture aux enchères ?

UNE BONNE AFFAIRE, VRAIMENT ?

Les sites Internet de vente aux enchères de véhicules professionnels se multiplient, notamment en matière d’utilitaires. Les commissaires-priseurs organisent ces ventes en ligne ou donnent rendez-vous dans toute la France pour des événements à des dates spécifiques. D’autres acteurs fleurissent également sur le web et organisent des « ventes flash » aux enchères.

Est-ce vraiment attractif pour une entreprise ?

Si l’on s’en tient au strict aspect tarifaire, tout achat par ce biais sera une bonne affaire. En effet, les enchères partent à -50% ou même -70% de la côte argus et aboutissent toujours très au-dessous de cette même côte. Ces tarifs attractifs concernent même les plus bas kilométrages et donc les modèles les plus récents.

Oui mais, qu’est-ce qu’une VRAIE bonne affaire ? C’est une transaction dans laquelle vous êtes gagnant sur tous les points et pas seulement sur le prix. Or, le seul intérêt des enchères se limite à cet aspect tarifaire. Sinon, on peut appeler cela de la loterie…

En effet, les véhicules proposés ont appartenu à des particuliers, des administrations ou des entreprises dont ne vous savez rien et que vous ne verrez jamais. C’est pourquoi, aux enchères, vous trouverez de tout. Et quelquefois du n’importe quoi.

Attention : tout n’est pas à jeter. Vous pouvez tomber sur des véhicules provenant d’une même flotte d’une société, de mêmes modèles. C’est donc l’opportunité homogénéiser votre propre parc, à condition que les véhicules soient en bon état…

Problème : votre seule garantie est le contrôle technique, obligatoirement fourni en cas d’enchères. Cela signifie que les organes de sécurité sont en bon état. Pour le reste, vous partez dans l’inconnu, d’autant plus que, même lors des ventes aux enchères « physiques », il vous sera la plupart du temps impossible d’essayer le véhicule. Vous pourrez tout au plus l’observer et le « visiter ».

 

PAS DE MARCHE ARRIÈRE POSSIBLE

Une fois le véhicule acquis aux enchères, il est impossible de se retourner contre le site ou le commissaire-priseur. Vous pouvez donc, éventuellement, prendre le risque d’acheter un seul véhicule, mais de là à vous engager sur plusieurs voitures…

De plus, pour chaque véhicule, vous devrez ajouter 10% à 20% de son prix en frais d’adjudication. Il est donc préférable de ne pas se tromper. Malheureusement, les cas d’acheteurs floués aux enchères sont légion. Il n’est pas rare de voir des véhicules au kilométrage trafiqué, au moteur changé… qui rendent l’âme peu après l’adjudication.

 

RÉSERVÉ AUX EXPERTS…

Lors d’une vente aux enchères, vous avez seulement 30 secondes pour vous décider. Mieux vaut être aguerri à ce type de rendez-vous et fin connaisseur du marché automobile. Prix, marques, modèles, motorisation, équipements… vous devez avoir toutes les données en tête pour vous décider vite et bien. De plus, certaines séries à problème peuvent être proposées : à vous de les repérer.

Vous l’aurez compris : les ventes aux enchères peuvent être éventuellement attractives pour l’achat d’un seul véhicule, à condition d’être bien renseigné sur le principe des enchères et sur l’univers de l’automobile. Pour la constitution d’une flotte, préférez sans hésiter la filière classique : achat ou location. Ces options « classiques », cumulées à une carte carburant performante et moderne constituent, pour votre entreprise, la solution la plus attractive.

 

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