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Essais réussis pour le module Orion destiné à la mission lunaire Artemis

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Bonne nouvelle [ACTUALISE] Airbus a annoncé le 16 mars que le module Orion, destinée à la mission Artemis I, vient d'achever avec succès une importante campagne d'essais de plusieurs mois dans la chambre à vide thermique de la NASA. 

Essais réussis pour le module Orion d'Airbus, destiné à la mission lunaire Artemis
La navette spatiale Orion, destinée à la mission Artemis I, vient d'achever avec succès une importante campagne d'essais.
© NASA

Actualisation du 20 mars 2020 : Le module Orion, destiné à la mission Artemis I de la NASA, vient d'achever avec succès une campagne d'essais de simulation d'environnement spatial de plusieurs mois dans la chambre à vide thermique de la NASA en Ohio (Etats-Unis). 
 
"Nous avons aujourd'hui franchi une étape majeure pour la mission lunaire Artemis", a déclaré Andreas Hammer, Directeur de l'exploration spatiale au sein d'Airbus dans un communiqué du lundi 16 mars. "Nous avons démontré à nos clients, l'ESA [l'Agence spatiale européenne] et la NASA que le module de service européen conçu et réalisé par nos ingénieurs à Brême, avec le concours de partenaires issus de 10 pays européens, répond à leurs exigences en matière de résistance aux difficiles conditions spatiales", a-t-il poursuivi. 
 
 
Des résultats satisfaisants
 
Les tests ont été menés en deux étapes, explique le communiqué. Un premier essai de vide thermique de 47 jours a été opéré et un second essai d'interférence et de compatibilité électromagnétiques de 14 jours a été réalisé. Les essais ont eu des résultats satisfaisants selon Airbus puisqu'ils ont démontré la capacité de la capsule à évoluer en toute sécurité dans les conditions extrêmes de l'environnement spatial auxquelles sera soumise la capsule au cours de son voyage aller-retour vers la Lune.
 
Le module de service européen d'Airbus
 
Le module de service européen (ESM), réalisé par Airbus pour le compte de l'Agence spatiale européenne, doit assurer la propulsion, l'alimentation électrique et le contrôle thermique de toute la capsule. Il fournira également l'eau et l'oxygène aux astronautes. 
 
En tout, ce sont plus de 20 000 pièces et composants, ainsi que 12 kilomètres de câbles qui ont été assemblés pour former le module de service européen. De forme cylindrique, ce dernier a un diamètre et une hauteur d'environ quatre mètres. Il est équipé de quatre panneaux solaires, qui génèrent l'électricité équivalente à la consommation de deux foyers. Sa masse totale est légèrement supérieure à 13 tonnes. 
 

Artemis I doit faire le tour de la Lune, puis revenir sur Terre. Mais, avant le lancement d'Artemis I, la navette spatiale Orion doit encore être transférée vers le centre spatial Kennedy, où elle subira d'autres essais. Cela permettra également de préparer son intégration au lanceur SLS (Space Launch System). 
 
La préparation d'Artemis II
 
Airbus annonce par ailleurs construire dès à présent, à Brême, le deuxième module de service d'Orion pour Artemis II, qui doit emporter pour la première fois des astronautes vers la Lune avant de les ramener sur Terre. 
 
"Le programme Artemis enverra la première femme et un nouvel homme sur la Lune, et les ramènera sains et saufs sur Terre. Nous sommes fiers de mettre notre savoir-faire, notre expertise et notre passion au service de ce grand projet", souligne Andreas Hammer. 
 
Le Covid-19 suspend la mission artemis I 
 
L'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine a annoncé le 19 mars 2020 que la NASA va temporairement suspendre la production et les tests du matériel du SLS et d'Orion, en raison du nombre croissant de personnes affectées par le Covid-19 dans ses équipes. Elle a d'ailleurs fermé son centre d'assemblage de Michoud à la Nouvelle Orléans, où le lanceur SLS est fabriqué ainsi que le banc d'essai du Stennis Space Center, situé dans l'Etat du Mississipi. 
 
"La NASA et les équipes de sous-traitants vont mettre en oeuvre de façon ordonnée un arrêt du site qui mettra tout le matériel en sécurité en attendant que le travail puisse reprendre" a affirmé Jim Bridenstine. "Nous sommes conscients qu'il y aura des impacts sur les missions de la NASA, mais alors que nos équipes s'attachent à analyser la situation globale et à réduire les risques, notre première priorité est la santé et la sécurité du personnel de la NASA", a-t-il souligné. 
 
Le Covid-19 pourrait ainsi retarder les objectifs fixés par le gouvernement américain consistant à amener un équipage sur le sol lunaire en 2024. 
 

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1 commentaire

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17/03/2020 - 12h03 -

J'adore l'exploration spatiale et les entreprises spatiales européennes
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