ESPAGNEVERS UN RALENTISSEMENTSous l'effet de la politique d'austérité, le rythme de croissance diminue. La performance de 1996 restera pourtant au-dessus de la moyenne européenne, mais celle de 1997 risque fort d'être en retrait.

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ESPAGNE

VERS UN RALENTISSEMENT

Sous l'effet de la politique d'austérité, le rythme de croissance diminue. La performance de 1996 restera pourtant au-dessus de la moyenne européenne, mais celle de 1997 risque fort d'être en retrait.



Le gouvernement Aznar met en oeuvre les politiques de rigueur requises pour rapprocher l'Espagne du cercle des candidats plausibles à la monnaie unique. Le budget 1997 prévoit de limiter la progression des dépenses de l'Etat à 2,5 %, et, a contrario, de faire progresser ses recettes de plus de 6 %. Le déficit au niveau du gouvernement central tomberait ainsi à 2,5 % du produit intérieur brut. Mais à ce chiffre doivent être ajoutés ceux des déficits des régions et de la Sécurité sociale pour viser un total inférieur à la barre fatidique de 3 %. Et la compression des dépenses paraît plus difficile en ces domaines. En effet, d'une part, les économies au niveau de l'administration centrale reposent en partie sur des transferts de charges vers les régions, et, d'autre part, la réduction du déficit de la santé n'est pas acquise. Quoi qu'il en soit, l'austérité a déjà eu des effets sur les performances économiques. L'activité dans l'industrie et dans la construction a marqué une baisse au premier semestre par rapport à la même période de 1995. En août, le niveau de la production industrielle était de 1,6 % inférieur à celui du même mois de 1995. La diminution de l'activité provenait des secteurs des biens intermédiaires (- 3,9 %) et des biens de consommation (- 0,9 %), en dépit de la forte avance enregistrée par la construction d'automobiles particulières (+ 25 %). En revanche, le secteur des biens d'équipement était encore en progrès annuel de 8,5 %. Il est probable que le ralentissement de l'activité va graduellement se transmettre à l'ensemble des secteurs, et notamment à celui des biens d'équipement. D'autant que le rythme élevé de la production dans la construction d'automobiles ne pourra pas perdurer. Le taux annuel de croissance du produit intérieur brut, qui est passé de près de 3 % au troisième trimestre de 1995 à moins de 2 % au deuxième trimestre, devrait par conséquent encore diminuer dans les mois qui viennent. F. W.



USINE NOUVELLE N°2569

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