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L'Usine Aéro

Espace : À Turin, l'homme roule déjà sur Mars

Hassan Meddah , , ,

Publié le

Un véhicule manoeuvrant sur un sol martien reconstitué, des recherches tous azimuts pour préparer l'arrivée de l'homme sur la planète rouge... L'exploration spatiale fait partie du quotidien des équipes de Thales Alenia Space, dans le Piémont.

Les premiers tours de roue de Curiosity sur Mars, le 6 août, ont relancé l'engouement des terriens pour l'espace. Au gré des nouvelles images diffusées par la Nasa, le robot n'en finit plus de faire rêver. D'aucuns projettent déjà la conquête de la planète rouge. Fer de lance, la région du Piémont veut s'imposer comme le cluster européen de l'exploration spatiale. Ses industries et ses universités sont à pied d'oeuvre pour rendre possible l'installation de l'homme sur Mars et sur la Lune. Ensemble, elles ont débloqué 17 millions d'euros afin de financer le programme Steps (Systèmes et technologies pour l'exploration spatiale), qui mobilise 400 spécialistes, dont 150 travaillent chez Thales Alenia Space (TAS), filiale du français Thales (67%) et de l'italien Finmeccanica (33%).

Dans la banlieue de Turin, le site de TAS abrite une dizaine de halls, volumineux à souhait, afin de manipuler avec précaution les grands équipements propres à l'industrie spatiale. Un bâtiment est dédié à l'assemblage des imposants modules qui permettront d'apporter vivres et équipements à la station orbitale internationale. Un autre est consacré au premier véhicule spatial européen réutilisable... Quelques pas plus loin se trouve l'expérimentation la plus spectaculaire, qui a nécessité la reconstitution d'un sol martien composé de roches et de sable rouge à base de pierre de pouzzolane. Au centre du terrain, un véhicule, un hybride de 4x4 et de char de l'espace, manoeuvre sur cette surface hostile à une vitesse maximale de 15 km/h. Son habitacle pressurisé peut accueillir quatre spationautes. Ce démonstrateur est aujourd'hui piloté à distance par les ingénieurs de TAS. « Le système de motorisation et les six roues motrices seront conçus pour fonctionner dans des conditions de faible gravité », explique l'un d'eux.

 

Missions ExoMars en 2016 et 2018

Plus loin, un engin délaissé repose sur ses quatre grandes jambes d'acier articulées. La ressemblance avec l'étage inférieur du module d'excursion lunaire de la mission Apollo 11, piloté par feu Neil Armstrong, n'est pas fortuite : sa finalité est la même. À une différence près, majeure : ce prototype ne risque jamais d'atterrir ailleurs que sur la Terre !

Dans un hall voisin, une poignée d'ingénieurs travaillent sur la phase critique de l'« atterrissage ». Ils ne lâchent pas des yeux un minidrone à hélices équipé d'une caméra spéciale. L'aéronef semble hésiter avant de réussir à se poser sur le sol accidenté. Les ingénieurs exploitent au mieux le logiciel d'analyse d'images et de détection de relief, qui permet de choisir l'endroit idéal afin que le drone se pose sans casse.

Pour couvrir tous les aspects d'une mission d'exploration spatiale, TAS fait appel à des équipes scientifiques aux savoirs complémentaires en robotique, en électronique et même en botanique... Leurs laboratoires sont regroupés dans un même bâtiment, ce qui créé un effet d'entraînement. Dans son local équipé d'un four spécial, un chercheur étudie différents échantillons de poudre afin d'évaluer l'impact de la poussière martienne sur le fonctionnement des moteurs électriques. Dans le laboratoire contigu, la verdure domine. Une botaniste travaille au milieu de serres, où des plantes sont soumises à toutes sortes de rayonnements artificiels. « Nous cherchons à optimiser la croissance des végétaux en utilisant le minimum d'eau et de lumière », explique-t-elle.

Avant d'envoyer un homme sur Mars, plusieurs étapes intermédiaires seront indispensables. TAS travaille sur les missions ExoMars. En 2016, il s'agira de tester les technologies critiques de descente et d'amarsissage et, d'ici à 2018, d'y déposer un robot. À condition que l'Europe accorde, en novembre, à l'issue d'une réunion interministérielle de l'Agence spatiale européenne, le 1,2 milliard d'euros nécessaires.

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