Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

ESM Industrie, le bon mariage des robots et des hommes…

Frédéric Parisot

Publié le

Chez ce sous-traitant automobile isérois, on compte aujourd'hui un robot pour deux salariés. Un ratio record pour une PME française, mais qui ne se fait pas au détriment de l'emploi.

ESM Industrie, le bon mariage des robots et des hommes… © D.R. - ESM Industrie

Fanuc, Kuka, ABB… les grands fabricants de robots ont pris leurs quartiers sur le salon Industrie 2012. En usine, la robotisation est parfois mal perçue par les opérateurs. Ces derniers voient dans les robots des concurrents venus supprimer leurs emplois. Chez ESM Industrie (8 millions d'euros de chiffre d'affaires), implantée à Septème (Isère) c'est le contraire : les employés de ce sous-traitant automobile ont compris que les robots pouvaient leur donner l'occasion de travailler sur des tâches plus valorisantes.

Au début des années 2000, pour faire face à une forte augmentation des commandes d'éléments de liaison au sol (moyeux de roues, porte-fusées, disques de freins), ESM Industrie a fait le choix de l'automatisation. "Les lignes de fabrication furent équipées de capteurs et d'actionneurs, mais cela a diminué notre flexibilité, se souvient Franck Motret, directeur technique de l'entreprise. Sitôt qu'on changeait les spécifications d'une pièce, il fallait revoir tout le système."

En 2003, ESM décide d'investir dans son premier robot poly-articulé. Et depuis, ces derniers n'ont cessé de se multiplier dans l'atelier. Aujourd'hui, l'entreprise compte vingt robots pour quarante employés. Un record pour une PME, d'après le fournisseur de robots Fanuc qui lui a même décerné un prix du meilleur ratio robot/employés…

Davantage de tâches en temps masqué

Chez ESM Industrie, les robots ne s'occupent pas de fabrication mais uniquement de “transitique” (ils passent les pièces d'une machine à l'autre). "La productivité est nettement améliorée car les robots peuvent effectuer différentes tâches pendant qu'ils transportent les pièces : ébavurage, nettoyage, marquage, et même contrôle dimensionnel à la volée", commente Franck Motret.

L'autre intérêt du robot poly-articulé est son aptitude à saisir des pièces qui sont positionnées dans le désordre, sur un tapis roulant par exemple. Grâce à des caméras de vision et des systèmes de retour d'efforts installés tout récemment, ils s'adaptent à chaque pièce comme le ferait un être humain. Et le tout sans que cela ne supprime le travail des opérateurs : en produisant davantage de pièces à effectif constant, ESM Industrie a pu baisser le prix de ses produits et gagner de nouveaux marchés.

Enfin, les opérateurs se concentrent désormais sur des tâches plus gratifiantes : au lieu de passer leur temps à alimenter les lignes, ils se concentrent à l'entretien des machines et à l'amélioration de la qualité. "Et aujourd'hui, les opérateurs se sont totalement appropriés les robots, lance Franck Motret, car ce sont eux qui viennent nous voir en disant : Et ce contrôle, on ne pourrait pas le confier à un robot ?"

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle