Ernst & Young et Andersen France peuvent fusionner

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La Commission européenne a autorisé la reprise d'Andersen France par la filiale française d'Ernst & Young.

Cette opération fait suite au démantèlement du réseau mondial du groupe d'audit Andersen, dont l'entité américaine a été mise en cause dans la faillite spectaculaire du groupe Enron.

La Commission estime que la fusion des filiales françaises d'Ernst & Young et Andersen ne pose pas de problème de concurrence sur le marché de l'audit et de la comptabilité.

Les grandes sociétés cotées qui doivent faire vérifier leurs comptes ont un choix de prestataires relativement limité : outre Andersen et E&Y, les autres grands de l'audit sont PriceWaterhouseCoopers, KPMG et Deloitte Touche Tohmatsu. La fusion d'Andersen et E&Y constitue en théorie le plus grand cabinet d'audit en France, mais Andersen a déjà perdu de gros clients (suite aux ennuis de ses confrères américains), et le nouveau cabinet en perdra sûrement d'autres, puisque les sociétés doivent présenter deux audits indépendants. Par ailleurs, les quatre autres grands de l'audit restent des concurrents crédibles, affirme la Commission.

Enfin, la Commission observe que, de toutes façons, la réduction du nombre des grands acteurs de l'audit de 5 à 4 était inévitable, puisque Andersen France, privé de réseau mondial, ne pouvait plus intervenir sur des entreprises internationales.

Les autorités européennes de la concurrence ont déjà autorisé la reprise d'Andersen UK par Deloitte & Touche, et celle d'Andersen Allemagne par Ernst & Young.

Thierry LUCAS

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