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L'Usine de l'Energie

Eric Besson rassure sur l’état de la centrale de Fukushima

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[ACTUALISE] - Dans trois semaines, cela fera un an que le Japon a été frappé par un séisme et un tsunami catastrophiques. L’occasion pour le ministre de l’Industrie, Eric Besson, de se rendre sur place pour faire un état des lieux.

Eric Besson rassure sur l’état de la centrale de Fukushima © Tepco

Eric Besson est le premier ministre étranger à se rendre ce 21 février sur le site de la centrale de Fukushima ravagée par le tsunami du 11 mars dernier. "Une des visites les plus marquantes depuis son entrée au gouvernement", a-t-il assuré via son compte twitter.

Il a rappelé l'implication de la France dans la gestion de la crise japonaise l'année dernière : "dès l'accident qui a frappé cette centrale nous avons voulu marquer la solidarité du gouvernement français et la collaboration de l'industrie nucléaire française avec le Japon". Le groupe français Areva a notamment participé à la mise en place d'une usine de décontamination de l'eau de refroidissement déversée sur les réacteurs.

A l’issue de sa visite, il assure que la situation de la centrale paraît sous contrôle. "La crainte reste celle d’un nouveau séisme et d’un nouveau tsunami, a-t-il reconnu. Mais nous n’avons pas constaté de radioactivité forte autour de la centrale".

En deux heures de visite, principalement en bus, à quelques pas des réacteurs 3 et 4 éventrés, Eric Besson a reçu une dose de 0,033 millisieverts (mSv), soit environ 140 mSv s'il restait toute l'année, selon le Figaro. L'équivalent de sept fois la dose annuelle autorisée par un travailleur du nucléaire en France.

"Décisions de la France confortées"

Il a souligné que les "décisions de la France envers l’énergie nucléaire sont confortées. Selon lui, il y a trois noyaux durs vitaux : les réacteurs, les systèmes de refroidissement et la salle de commande".

"J'appartiens à un pays qui produit l'essentiel de son électricité avec l'énergie nucléaire et continue de croire à un nucléaire civil avec le plus haut niveau de sécurité, nous comptons sur vous pour redonner vie à ce secteur", a confié le ministre de l'Industrie à des responsables et salariés de la cellule de crise de la centrale.

A l'occasion d'un discours après sa visite, le minsitre a estimé qu'il y avait un avant et un après Fukushima, notamment en France. "L'accident de Tchernobyl (en 1986) avait marqué les esprits par l'ampleur de la catastrophe, mais cela a moins touché le public international que celui de Fukushima parce que l'Ukraine n'était pas un pays aussi industrialisé, moderne et démocratique que ne l'est le Japon, a expliqué le minsitre. Nous tous, Français, Européens, à l'échelle internationale, nous tirons aussi les leçons de l'accident de Fukushima".

Le ministre a affirmé que l'accent devait être mis sur la sûreté nucléaire. "On va de façon évidente vers plus de vigilance, avec des coopérations internationales renforcées, des échanges sur la gestion des crises, le lancement dans plusieurs de nos pays d'unités d'action rapide en cas d'accident et comme, le souhaite et promeut la France, vers la création d'une force internationale d'intervention susceptible d'être mobilisée en cas de d'accident comme cela aurait pu être la cas pour Fukushima", a-t-il précisé.

Le ministre a annoncé avoir entrepris des "discussions avec les responsables japonais sur la filière dans son intégralité, de la construction des centrales, du combustible nucléaire ou encore du retraitement des déchets, en passant bien sûr par les moyens à mettre en oeuvre pour le démantèlement de Fukushima", opération prévue sur 40 ans.

5% des déchets

Cette visite intervient au moment où le ministre japonais de l’Environnement, Goshi Hosono, se plaint de voir que le traitement des tonnes de déchets résultant du séisme et du tsunami n’avance pas. Seulement 5% des déchets ont jusqu’à ce jour été pris en charge. Il a donc appelé la nation à se mobiliser.

Quelque 22,53 millions de tonnes de détritus de toute nature se sont accumulées au cours de la seule journée du 11 mars 2011 dans les préfectures côtières de Miyagi (15,69 millions tonnes), Iwate (4,76 mt) et Fukushima (2,08 mt), les trois provinces les plus touchées par la catastrophe qui a tué plus de 19.000 personnes.

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