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PME-ETI

Ercom, une PME française de la sécurité à l’assaut de l’export en s’appuyant sur le cloud

Ridha Loukil , ,

Publié le

Cas d'entreprise Ercom, PME française spécialisée dans la sécurisation des échanges de données et des communications, mise sur le cloud pour vendre ses solutions à l’international. Avec l’objectif de porter la part de son chiffre d’affaires par ce biais à 50% dans 3 ans, contre moins de 10% aujourd’hui.

Ercom, une PME française de la sécurité à l’assaut de l’export en s’appuyant sur le cloud
Le logiciel de sécurité CryptoBox d'Ercom sur Mac et iPhone
© Ercom

C’est une étape importante pour Ercom. Cette PME française de 200 personnes, dont 190 en France, et 45 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 voit le cloud comme le moyen le plus prometteur de porter ses solutions de chiffrement de données de bout en bout à l’international. Pour cela, elle a choisi de s’appuyer sur Amazon Web Services, le bras armé d’Amazon dans le cloud d’infrastructure. Avec l’espoir de conquérir en particulier l’Amérique, le plus grand marché au monde de la sécurité informatique.

Outil de travail collaboratif sécurisé

Fondée en 1986, Ercom se spécialise depuis 2007 dans l’édition de solutions de sécurisation des communications et des échanges de données par chiffrement de bout en bout. Destinés à tous types de terminaux (smartphones, tablettes, PC), ses outils répondent aux standards élevés de sécurité des gouvernements et grandes entreprises. C’est ainsi qu’ils sont déployés à l’Elysée, au ministère de la Défense, aux ambassades de France ou à l’Imprimerie nationale. « Nous les commercialisons pour un tiers sous forme de licence traditionnelle, un tiers sous forme de service en ligne (SaaS pour Software as a service) et pour un tiers en déploiement hybride, explique à L'Usine Nouvelle Julia Mason, responsable des produits sécurité et directrice de la filiale aux Etats-Unis. Mais c’est le cloud qui constitue le vecteur de développement le plus prometteur à l’international. »

Le CryoptoBox est son dernier produit. Il a été lancé en 2016 comme un logiciel disponible en mode de licence traditionnelle. « C’est un outil de travail collaboratif comme Box ou DropBox mais beaucoup plus sécurisé, affirme Julia Mason. Les agences gouvernementales et les grandes entreprises peuvent échanger des documents en toute sécurité puisque les données sont cryptées de bout en bout. Et en cas de perte de la clé de cryptage, les données ne sont pas perdues. C’est une grande différence par rapport aux solutions traditionnelles de cryptage de bout en bout. »

Partenariat avec Amazon Web Services

Pour proposer cet outil sous forme de service SaaS et en étendre la portée à l’international, Ercom a noué un partenariat stratégique avec Amazon Web Services, le plus grand cloud d’infrastructure au monde. « C’est l’acteur global par excellence du cloud, estime Julia Mason. C’est le partenaire naturel vers lequel il faut se tourner pour se développer à l’international. Il va nous aider à nous faire connaitre aux Etats-Unis et acquérir des clients américains. »

L’Amérique figure en tête du plan d’expansion d’Ercom. La PME française y est présente depuis 2011. Mais elle mise sur le cloud d‘Amazon pour franchir une étape importante. Signe de cette volonté d’accélération, Julia Mason s’est installée, en août 2017, à New York, en renfort d’une équipe de 4 personnes dispatchées sur le territoire américain. La solution CryptoBox sera portée sur la place de marché d’Amazon Web Services. De quoi la rendre facilement accessible sous la forme de service SaaS par les grandes entreprises mais aussi les ETI, PME et TPE tout en laissant au partenaire américain s’occuper des tâches de mise à disposition du logiciel, de facturation et d’encaissement en contrepartie d’une commission de 25% sur la vente. L’intégration sera achevée à la fin du premier trimestre 2018.

Vente à l'export soumise à autorisation

Aujourd’hui, l’international reste marginal dans l’activité d’Ercom. « C’est historique, explique  à L’Usine Nouvelle Yannick Dupuch, PDG de la PME. Nos produits de cybersécurité de départ comme CryptoSmart pour le cryptage des conversations et échanges de données sur smartphone sont destinés aux gouvernements. Nous les vendons seulement en France. Avec CryptoBox, nous visons le monde des entreprises. Le partenariat avec Amazon Web Services nous ouvre ce marché et celui de l’international. Avec une limite toutefois liée au fait que nous sommes dans un domaine sensible soumis à autorisation à l’export. Nous pouvons vendre nos solutions en Europe et dans des pays amis, généralement membres de l’Otan, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle Zélande. Ce qui nous donne un accès immédiat à une trentaine de pays. Pour les autres pays, nous devons obtenir au préalable des autorisations spécifiques. »

La question de localisation des données pourrait constituer une autre limite. « Les clients pourraient exiger la localisation des données dans leurs pays, explique le PDG. Le réseau d’Amazon Web Services offre une bonne couverture mondiale. Mais il ne peut répondre à la demande de localisation de tout le monde. Pour satisfaire les clients, nous devrons probablement nouer des partenariats avec des fournisseurs locaux de cloud d’infrastructure. »

Un client américain gagné déjà

Ercom dispose d’un partenariat historique avec Orange qui lui sert à la fois de distributeur et d’intégrateur. C’est grâce à ce partenariat que la solution CryoptSmart a été déployée à l’Elysée. Orange se prépare à mettre la solution CryptoBox à la disposition de ses clients en France comme service SaaS sur son infrastructure Orange Cloud for Business.

La PME dispose déjà d’une dizaine de clients pour sa solution CryptoBox, dont l’Imprimerie nationale en France et Davis & Associates, fournisseur de solutions technologiques et de services de gouvernance de l’information pour cabinets d’avocats, services juridiques et services informatiques aux Etats-Unis.  Yannick Dupuch reste discret sur ses ambitions à l’international. « Le SaaS représente aujourd’hui à peine 10% de notre activité, se contente-t-il d’indiquer. Nous visons 50% dans 3 ans. Une grande partie de ce résultat viendra de l’international. »

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